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L'autisme - Francis Perrin, Louis, l'ABA

Publié le 30 novembre 2008 par Jcgrellety

Centre CAMUS : pour la reconnaissance de l'ABA
envoyé par MDemessine

Il y a peu, l'émission "Envoyé Spécial" a diffusé un remarquable reportage - si, si, à la télé française, c'est possible, mais il s'agit d'une exception qui confirme... Ce reportage a été réalisé par et avec l'acteur Francis Perrin, papa depuis quelques années de Louis, "autiste". Avec sa femme, ils n'ont jamais accepté le fatalisme de "la maladie mentale" de Louis, et ils ont cherché, cherché : comment aider, soigner, faire progresser Louis ? Ils ont ainsi découvert l'existence d'une méthode, inventée aux U.S.A., et qui, certes, est psychologique nécessairement, mais est avant tout comportementale. Le présupposé de cette méthode, c'est que bien des considérées "maladies mentales", qui relèveraient d'une prise en charge psychanalytique, sont en fait causées par des problèmes neuronaux et structurels qu'une éducation extrêmement dynamique peut réduire, voire annuler. Et, en effet, comme l'a prouvé ce reportage, Louis va mieux, puisqu'il marche, parle, dispose d'une certaine autonomie, ce qui, il y a quelques années, paraissait impossible aux "experts"...


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LES COMMENTAIRES (1)

Par Hedwige27
posté le 12 février à 15:18
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Mon école maternelle, située en ZEP, a accueilli deux, peut-être même trois enfants atteints d'autisme. Je suis maintenant à la retraite, et je viens de voir "envoyé spécial". Lorsque Youssef a été inscrit à l'école, rien, ni personne ne nous en a parlé. Ni PMI, ni CAMSP, alors que le dossier de "Youyou" était ouvert depuis ses 18 mois. La maitresse de Petite section qui l'a accueilli a tout de suite repéré ses problèmes. Crises d'angoisse face aux autres, refus de toucher ou se laisser toucher, un cauchemar pour lui et pour la maitresse. Il a fallu aussi faire un travail énorme avec la maman qui était au départ dans le déni, puis dans une culpabilité absolue, c'est de "la faute de la mère si..." on n'a d'ailleurs jamais rencontré le père. Au bout de 4 ans, nous avions réussi avec les pros et la CCPE à le garder une année de plus au sein de notre cocon scolaire, Youssef se laissait toucher,en riant, d'ailleurs, commençait à communiquer avec les autres, enfants et adultes, il commençait même à aborder certains apprentissages. Nous avons obtenu de longue lutte, (équipe parents, pros, enseignants, CCPE) une place en CLIS. J'ai suivi son parcours pendant deux ans, mais la CLIS n'a pas convenu. Je ne sais pas où en est "mon" Youssef maintenant, mais je suis consciente que tout n'a pas été fait pour lui. Nous, les enseignantes, qui l'avons entouré d'amour pendant ces années, avons fait ce que nous avons pu. Mais c'était trop peu. Que faire quand des "pros" vous disent "non, il n'y a rien, tout est correct, cet enfant va évoluer normalement !" à part culpabiliser les enseignants en plus de la maman... Désolée de ce long commentaire, mais je réagis avec mes tripes, après l'émotion du reportage, et je ne vous ai parlé que de Youssef, parce que Louis lui ressemble tellement, il y en a eu d'autres chez nous, de ces petits bouts enfermés dans leur monde, nous n'étions pas formées pour les aider à sortir de leur forteresse, mais que nous avons aimés et aidés au maximum de nos possibilités.

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