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Hunger

Par Ffred

Hunger Hunger
L'histoire

Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le "Blanket and No-Wash Protest" pour témoigner leur colère.  Le jeune Davey Gillen, qui vient d'être incarcéré, refuse de porter l'uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l'extérieur grâce au leader Bobby Sands. Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n'est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête. Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA.

Mon avis
Caméra d'or et gros succès à Cannes + Michael Fassbender, des bonnes raisons d'aller voir Hunger. Je m'attendais à un grand coup de poing dans le ventre, une grande claque dans la gueule. Rien de tout cela. Le seule chose qui subsiste après la vision de ce film est un profond sentiment d'ennui et de perplexité. C'est froid, aride, sec, sans âme. Le parti pris pour l'IRA  est limite gênant. Un festival d'excréments et de fluides corporels qui écœure vite. Des scènes chocs, certes, mais vide de toute substance émotionnelle. Des plans très longs plombent le tout graduellement, j'ai totalement déconnecté à la scène de nettoyage du couloir des cellules par un gardien, qui n'en finit pas. La quasi absence de musique et de dialogues, sauf entre le prisonnier et le prêtre (scène de plus de 20 minutes), n'arrange rien à l'affaire. On ne s'attache pas du tout au personnage, on adhère ni à sa cause ni à sa destinée et on assiste à sa lente agonie dans l'indifférence générale. J'attendais la fin avec impatience en faisant le planning de mon week-end à venir. A entendre les gens à la sortie de la salle, je n'étais, apparemment, pas le seul à ne pas avoir aimer. En cherchant bien il y a deux points positifs : les images sont magnifiques et le travail sur la photo très soigné et l'interprétation de Michael Fassbender est très convaincante. On sent qu'il s'est investi corps et âme pour ce personnage pour lequel il a perdu 14 kilos. Un rôle qui devrait lui en valoir beaucoup d'autres, lui que l'on a déjà apprécié dans Angel, 300 ou dans le récent Eden Lake. Mais cela ne suffit pas à relever l'ensemble.
En résumé l'une des plus grosses déception de l'année pour moi. Dommage j'aurai aimé aimer.
> Caméra d'or Cannes 2008
>  Nominations European Film Awards : meilleur réalisateur, meilleur acteur
> Discovery Award Festival de Toronto 2008
> Prix Coup de coeur : Festival du Film britannique de Dinard
Becker Films International Becker Films International Michael Fassbender. Becker Films International
Michael Fassbender. Becker Films International

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