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Niais, certes, mais essentiel pour bien démarrer la rentrée littéraire!

Par Dorian Gray
et-si-c---tait-niais.jpgC’est fou ça ! Si je ne connaissais pas l’identité de mes deux mystérieux amis, je jurerais que Pascal Fioretto est l’un des 3 auteurs de ce blog. Peut-être d’ailleurs l’est-il… qui sait ?   J’ai reçu son nouveau livre la semaine dernière. « Et si c’était niais ? » Des pastiches tordants sous titrés : La rentrée littéraire assassinée. Vous pensez si le sujet m’intéressait et s’il est en adéquation totale avec notre esprit… Le Fioretto mène tambour battant (belle expression, n’est ce pas ?) un polar palpitant. Le concept est simple : chaque chapitre est rédigé par un grand nom de la littérature française : Denis-Henri Lévi, Christine Anxiot, Fred Wargas, Marc Lévis, Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d’Ormisson, Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Gavauda. En fait, dans l’histoire, ils sont tous enlevés par un mystérieux personnage (sauf d’Ormisson qui a trop saoulé l’auteur des rapts... Il s'est enfuit avant d'être terrassé par cette diarrhée verbale). J’avais très envie que ce livre soit une réussite. Il l’est. Les pastiches sont criants de vérité et assez tordants. La réalité du monde littéraire parisien est décrite à la perfection de manière jubilatoire.   Cadeau bonus, pour vous, chers amis lecteurs. Un extrait d’un dialogue entre le commissaire Adam Seberg (qui enquête et qui a envoyé un manuscrit à l’éditeur Jean-Louis Chiflon) et Mathilda, une co-enquêtrice perspicace:   -Imagine : tu sais écrire mais tous les éditeurs se moquent de toi quand tu leur soumets tes manuscrits. -Comment le sais-tu, je… ? -Pire, ils ne te répondent pas… Et quand tu vas dans les librairies, tu découvres que les rayons débordent de romans, essais, autofictions… tous plus indigents les uns que les autres. Alors que toi, pour être lu, tu es obligé de faire un blog minable… -A part les ricains et cet enfoiré de Maxime Chattman, personne n’a les couilles de s’attaquer au créneau « tueur barge avec des scènes de décapitations en gros plan ». Les éditeurs ne sont pas prêts Mathilda… -Concentre toi Adam. Essaye d’imaginer la frustration du type ! Lui, il sait écrire, mieux que quiconque, croit-il. Et pourtant, ce n’est pas lui qui est en vitrine chez Mollat, pas lui qui dîne avec Alice Donna au salon du libre de Saint-Etienne, pas lui non plus qui voyage dans le sens de la marche dans le train pour la foire du Livre de Brive !   Voilà, alors, lors de notre prochain lunch, je demande la carte d’identité réelle de Dorian et de Ripley… je commence à avoir des doutes. Pascal Fioretto, sors de nos corps !
Rastignac

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