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The rocker

Par Rob Gordon

Quoi qu'il fasse, Peter Cattaneo sera toujours catalogué comme le réalisateur de The full monty. Difficile pour un modeste réalisateur britannique de rebondir après un tel succès, d'autant que son amour des numéros musicaux force encore un peu plus la comparaison. C'est le cas de The rocker, dont on ne peut pourtant pas dire qu'il soit une copie de The full monty : si schématiquement les enjeux sont les mêmes (monter ou remonter sur scène pour relever un défi avec soi-même), le ton est bien différent. The rocker ne fait ni dans le social ni dans la tendresse, se gaussant consciencieusement de son loser de héros.
Celui-ci, interprété par Rainn Wilson (The office), est un has been qui aurait mérité d'être une star il ya 20 ans mais fait son grand retour de nos jours, en batteur d'un groupe de teenagers. On imagine facilement la teneur du film : exploiter au maximum la ringardise absolue de ce type. Au début c'est efficace, mais Cattaneo peine à renouveler le personnage, tombant bien vite dans une intrigue éminemment linéaire, dont on connaît par coeur chacune des étapes.
Heureusement, Wilson s'en donne à coeur joie, et le tandem qu'il forme avec une Christina Applegate très en verve est une réussite. Le meilleur restant tout de même la série d'apparitions de Vesuvius, groupe star mené par Will Arnett (désormais guest star dans une comédie US sur deux) et Bradley Cooper. Un film entier sur ce rock'n roll band aurait peut-être été plus efficace que ce Rocker fort sympathique mais se reposant trop souvent sur son seul anti-héros.

6/10
(également publié sur Écran Large)


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