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52 livres en 52 semaines : Millenium

Publié le 25 janvier 2009 par Epicure
Millenium

Pour moi, tourner la dernière page du troisième tome de Millenium équivaut aux cinq dernières enjambées d’un marathon ou aux 20 dernières secondes d’écoute d’une chanson complète de Pierre Lapointe. Un exploit. Mille neuf-cent trente-neuf pages. Après ça, l’idée de se clencher tout Dostoievski relève du possible.

J’exagère. Car il y a une raison pourquoi la trilogie Millenium est le phénomène littéraire de la dernière année: un niveau de tournage-de-page stratosphérique causant des séances de lecture débiles de plus de 300 pages la shot. À défaut d’être une oeuvre majeure, la trilogie Millenium est d’une efficacité impressionnante. Les intrigues sont captivantes, les personnages attachants et le récit est bâti académiquement selon le cours Tenir en haleine 101. Bref, on s’ennuie rarement dans Millenium.

Millenium, c’est le nom d’un magazine à la ligne éditoriale de gauche qui aime frapper dans le gras de l’establishment en réalisant des enquêtes journalistiques de longue haleine sur des sujets controversés. Son fondateur, Mikael Blomkvist, un des personnages centraux de la trilogie, a le don de fourrer son nez là où il pourrait le regretter. Son destin finit par croiser celui de Lisbeth Salander, une jeune hacker au comportement anarchique et dont le passé trouble se révèle petit à petit pour mettre en lumière une histoire qui ébranlera la Suède entière.

Je l’ai dit, ce qui fait l’intérêt de Milllenium est l’ingéniosité des intrigues et la façon dont le récit est construit. L’écriture est toutefois un peu boîteuse (la traduction française en tout cas) et l’auteur, Stieg Larsson, a la manie de gaspiller des pages en fournissant des informations superflues ou redondantes qui nous font régulièrement dériver de l’action. Millenium aurait pu être beaucoup plus ramassé.

N’empêche, il s’agit d’un polar moderne qui parvient à éviter tous les clichés que le genre nous sert habituellement à la tonne. Larsson est tristement décédé peu de temps après avoir remis son manuscrit à l’éditeur et c’est bien dommage car on l’aurait suivi avec intérêt dans ses futurs récits.


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