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Bruxelles, premier émerveillement

Publié le 09 février 2009 par Maxime Jobin

Bruxelles, premier émerveillementJe me souviendrai toute ma vie de ce weekend comme de l'un de mes plus beaux moments de voyages. J'ai respiré les effluves de parfums, de gaufres et de chocolats de Bruxelles. Posé mes pieds sur les dalles de la Grande Place, touché les murs de pierres et les statues d'or. J'ai eu froid à Bruxelles, je m'y suis senti vivant. J'ai écouté le parlé de la Flandres, vu la lumière et ses ombres sur les rues et les hautes tours. Et c'était si enivrant, si bon, que, lorsque, une demi-heure seulement après avoir quitté la capitale, nous posions déjà le pied à Lille, j'avais l'impression d'avoir rêvé.

Bruxelles, premier émerveillement
Pourtant, notre séjour n'a pas très bien commencé. Arrivés à l' hôtel, un peu impressionnés par un luxe que nous ne pensions pas avoir vu le prix de la chambre que nous avions réservée, nous étions rapidement déçus. En colère. On nous imposait un supplément pour la troisième personne, car notre chambre était une chambre familiale qui normalement était réservée à deux adultes et deux enfants. Or, la personne ayant fait la réservation nous avait plutôt parlé d'une chambre pour quatre, toute simple, et surtout n'avait fait aucune mention de quelconques frais additionnels lorsque nous nous étions assurés auprès de lui que nous n'aurions pas à payer autre chose que le prix indiqué. Après avoir insisté longuement, nous obtenions un déjeuner de plus gratuit - donc nous pourrions manger tous les trois -, mais il fallait toujours payer le supplément. Dans l'impasse, nous l'avons fait. Heureusement la chambre était parfaite, et c'était même plus que nous espérions. Toutefois, cette semaine, nous chercherons à être remboursés par l'agent qui a fait la réservation pour nous.

Bruxelles, premier émerveillement
Une heure plus tard, après s'être installés et avoir discuté de nos plans, nous avons décidé de se séparer. Tatiana voulait goûter au plaisir d'être complètement seule en terrain inconnu et nous voulions aller visiter une exposition que nous n'aurions surement pas la chance de revoir ailleurs : l' exposition Le corps humain (Köperwelten) de Gunther von Hagens. Vous savez, cette exposition qui est passée à Montréal et qui présente de vrais corps humains morts? Et bien une autre exposition du même homme était présente à Bruxelles et nous ne voulions surtout pas manquer ça. Et nous avions raison. Lorsque l'on décide d'aller voir ce musée temporaire exposant l'homme et la femme sous l'égide de la mort, on sait qu'il nous faudra voir de vrais corps, en chair, en os et en organes. Décapités, ça, on s'y prépare. Mais ce qu'on a vu ce jour là, c'était ... bouleversant. Je parle d'un homme tranché en rondelles et présenté de façon à ce que l'on puisse voir la position de chacune des rondelles et ce qui se trouve entre les deux. Je parle aussi d'un corps humain, un vrai, si je dois vraiment le rappeler, tranché en plaquettes de 2 cm, plastifié et vitré pour que l'on puisse bien voir la position de chaque organe dans le corps. On ne parle plus ici de transparents projetés dans un cours de biologie. Je pense encore aux corps sans muscles, mais dont seules les veines étaient exposées, pour faire voir la configuration sanguine. Aux fœtus disposés par ordre d'évolution. Aux placentas et aux cerveaux figés. Et pourtant, loin d'être dégoûté, j'étais fasciné. Une chose est sûre, nous avons une compréhension beaucoup plus claire de ce que nous sommes, à l'intérieur, une fois sortis de cette exposition.

Bruxelles, premier émerveillement
Même s'il peut sembler bizarre de manger après une telle expérience, c'est ce que nous avons fait. Et pour que vraiment tout soit parfait, nous sommes tombés sur la pizzeria la moins chère mais la meilleure, tous continents confondus. Je suis sérieux. Je n'ai jamais goûté une pizza aussi bonne. Une simple pizza salamis, champignons et fromage pourtant, mais un goût tout à fait nouveau, extatique. Sabrina s'est également régalée avec la version aux épinards. L'ambiance allait avec le repas, chaleureuse. Je vous le dis : si un jour vous allez à Bruxelles (Pierre, Lucie, ce message est pour vous), faites un arrêt à la Pizzeria Pronto, tout près de la Grande Place. C'est un incontournable. Un peu plus et nous dinions là le deuxième soir aussi!

Bruxelles, premier émerveillement
Pour clore en beauté la soirée, nous nous sommes promenés, en prenant notre temps et en dégustant du regard tout ce que nous voyions. Avec comme point central de départ et de retour la Grande Place de Bruxelles, nous arpentions les rues tout autour, et ramenions au centre, chaque fois, de nouvelles découvertes. D'abord, la Grande Place en elle-même est grandiose - d'où le nom, n'est-ce pas? Les bâtiments majestueux, remplis d'histoire et éclairés de façon à faire exploser de lumière l'or et la pierre nous ont jeté par terre - littéralement car nous ne cessions de trébucher sur les dalles, trop occupés à regarder vers le haut.
Bruxelles, premier émerveillement
Puis, sur une rue croisant la place, des passants qui s'arrêtent devant une dame en or couchée sur un socle de pierre verte, pour lui toucher. On demande, on pose des questions. Qui est-elle? Pourquoi ce rituel? Ils ne savent même pas, mais ils savent par contre que cela apporte la réussite. Ils nous expliquent : effleurer de la main la dame de droite à gauche, toucher l'ange, puis le chien et le bouclier. C'est magique. Un peu plus loin, une autre ruelle, couverte d'un dôme de verre filtrant les rayons de la lune, avec une librairie dédiée aux beaux livres (Pierre tu aurais adoré) et un marchand de marionnettes. Un nouveau passage et nous tombons, par hasard, sur une fontaine bien populaire : le Manneken-Pis. Traduction : l'homme qui pisse!

Bruxelles, premier émerveillement
Avec les yeux grands ouverts, illuminés par toutes ces splendeurs, nous sommes finalement rentrés à l'hôtel, pour retrouver Tatiana, qui avait passé une aussi belle après-midi et soirée que nous. Il nous restait encore une pleine journée à Bruxelles, et nous allions en profiter tout autant... mais c'est tout pour tout de suite! Il est tard. La suite demain! Je sais, je suis affreusement méchant.

Bonne nuit!


En photos
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Dans le texte
(1) L'hôtel de ville de Bruxelles, sur la Grande Place. Très impressionnant!
(2) Un bar devant le Manneken-Pis.
(3) Un aperçu de l'exposition de Gunther von Hagens. Cette image ne provient pas de moi, car nous n'avions pas le droit de prendre des photos!
(4) La pizzeria où nous avons mangé la meilleure pizza au monde.
(5) La maison du Roi, sur la Grande Place.
(6) Une ruelle de Bruxelles! Fruits de mer et vin à volonté!
(7) La petite librairie dont je parle dans mon billet.

Section "Encore des photos"
(1) La Dame en or de Bruxelles, voir ce que j'en dis dans mon billet.
(2) Le Manneken-Pis. Oui, c'est bien un homme qui pisse...
(3) La boutique de marionnettes!
(4) Moi qui suis abasourdi, car peu importe par quelle rue nous quittons la Grande Place, nous finissons toujours par revenir par la rue qui est derrière moi! Mystère!


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