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Dragonball : Akira Toriyama donne son avis (+ dossier et images)

Par Ac2k8

Au vu de l’esthétique du film et de l’adaptation très libérée du manga, beaucoup se demandaient ce que pouvait bien penser le créateur de « Dragonball », Akira Toriyama, de ce projet. Le voici qui s’exprime.
« En tant que créateur, je me suis d’abord dit ‘Huh ?’ en voyant le scénario et le design des personnages, mais le réalisateur, l’équipe et le reste ne sont que des gens ultra calibrés. Peut-être que la meilleure façon pour moi et tous les fans de l’apprécier est de voir ça comme un Nouveau Dragonball d’une autre dimension. Peut-être bien que ça va devenir un chef d’œuvre de puissance ! Hey, j’ai hâte de le voir ! »

Voici ci-dessous un dossier complet sur le film « Dragonball Evolution », comprenant des détails sur le scénario, les personnages et l’esthétique du film, ainsi que les dernières images.

L’action de « Dragonball : Evolution »

« Comment allons-nous faire des séquences d’action différentes de ce qu’a déjà vu le public ? », c’est la première question que le réalisateur James Wong a posée à son équipe.

Les réponses de l’équipe de cascadeurs, 87Eleven, ainsi que celles du directeur de photographie Robert McLachlan et du superviseur des effets spéciaux Ariel Velasc Shaw, ont certainement plu à Wong, et promet de ravir non seulement les fans de « Dragonball » mais aussi les adeptes de films d’action.

Côté matériel, l’équipe a eu recours aux fist-cams – des caméras miniatures qui peuvent être attachées au poing d’un acteur, pouvant donner l’impression au public de recevoir le coup de poing. McLachlan a par ailleurs suggéré d’utiliser des caméras Phantom HD afin de créer des images au ralenti pour les séquences d’action clées.

Moins technologique, mais tout aussi important pour garantir l’action, les entraînements et cascades supervisés par 87Eleven et les coordinateurs de cascade. Les jeunes membres du casting doivent avant tout être en forme, puis suivre un programme intensif de chorégraphie d’action, et enfin être à l’aise avec toutes les acrobaties qu’ils auront à faire.

Les styles de combat étant différents pour chaque personnage, chaque acteur a été soumis à des régimes personnalisés mais toujours rigoureux afin de maintenir leur force et leur résistance durant la production. Ainsi, par exemple, Justin Chatwin – qui prend son rôle de Goku très au sérieux – a suivi six semaines de conseils nutritionnels, de cascades, et d’entraînement aux arts martiaux avec 87Eleven, poursuivant le régime intensif durant le tournage. Chaque jour, Chatwin passait au moins cinq heures d’entraînement avec au programme karaté, kung fu et capoeira. Pour les manœuvres plus extrêmes, l’acteur est doublé par Jackson Spidell.

Chow Yun-Fat, qui joue Roshi, aka Tortue Géniale, a reçu des enseignements plus soft comme le Tai Chi, approprié à l’âge et l’expérience du personnage. Jamie Chung, qui interprète la jeune et enthousiaste Chi Chi, a quant à elle, été formée à des styles de combat hard (kickboxing, karaté, boxe thai). James Marsters, alias Lord Piccolo, lui, a effectué des exercices combinant coups de poing / coups de pied / blocage ; « J’ai cru que mon corps allait se briser » rit-il.

Pour ce qui est des scènes d’action proprement dites, deux ont particulièrement marqué l’équipe : celle où Goku affronte Gohan pour s’amuser au-dessus du fil de la laverie, et celle de la confrontation cruciale entre Goku et Piccolo dans le Temple du Dragon. Outre les cascadeurs et experts en sécurité, ces scènes aériennes sont celles qui ont mobilisé le plus de matériels : poulies, machines, câbles, fils et pour le second, écran vert.

L’hsitoire de « Evolution »

Et voici le synopsis détaillé du film qui n’oublie pas d’expliquer comment tout a commencé.

La quête de Goku – de qui dépendra le sort du monde – commence innocemment dans l’arrière-cour de son grand-père, où Gohan entraîne le jeune homme avec des mouvements d’arts martiaux. C’est l’anniversaire de Goku et pour ses 18 ans, Gohan lui offre une Dragon Ball, soit une boule de cristal. Il n’y en a que six autres dans le monde et réunies, ces boules de cristal accordent un vœu à leur détenteur.

Liés à la légende des Dragonballs, le passé mystérieux de Goku – il n’a jamais connu ses parents – ainsi que la prochaine éclipse solaire qui, selon les superstitions, est signe d’une imminente apocalypse. Gohan promet de tout révéler à Goku lors du dîner d’anniversaire qu’il a spécialement préparé pour son grand frère.

Mais Goku fait faux bond à Gohan pour se rendre à une fête organisée par Chi Chi, une camarade de classe dont Goku est amoureux. Alors que les deux ados font connaissance, l’arrivée d’une force obscure déclenche une tragédie à la maison – poussant Goku, Roshi, Bulma, Yamcha et Chi Chi dans la course aux sept boules de cristal. Les enjeux ne pouvaient pas être plus élevés. Goku fera face aux ennemis les plus dangereux sur Terre, maîtrisera une force puissante appelée Ki, qui rassemble l’énergie de l’univers – et apprendra la vérité sur son incroyable passé… et sur un futur potentiellement impensable.

Adapter une telle propriété au grand écran n’est pas une mince affaire, et il a fallu attendre des années après l’acquisition des droits du manga par 20th Century Fox, avant que le cinéaste James Wong, qui a considérablement travaillé le genre science fiction / fantastique, ne manifeste son intérêt.

Inspirés par le manga, Wong et le scénariste Ben Ramsey voulaient obtenir un mélange d’action, d’humour et de relations entre les personnages pour le nouveau film. « Je crois que l’attrait de ‘Dragonball’, au-delà de son action super cool, réside dans l’univers extrêmement créatif inventé par Akira Toriyama. Il y a de la complexité et de l’humanité en ces personnages surhumains qui peuplent ce monde, ainsi qu’un sens incroyable d’optimisme enjolivé par le personnage principal (Goku) » commente Ramsey.

« Le plus grand défi dans l’adaptation d’un manga ou d’une série animée en un film c’est la substance de la réalité. Une fois que les personnages sont amenés à la vie par de la chair et du sang humains, les règles changent, ne serait-ce que légèrement. Les personnages d’animation peuvent faire plus que de vrais personnages. Ecrire pour des personnages live action nécessite de la nuance dans le dialogue, des dynamiques de personnage et de l’action » ajoute-t-il.

Comme dans le manga, « Dragonball : Evolution » se déroule à une autre époque, dans un environnement multiculturel. C’est un monde où « le futur et le passé ne font qu’un » et où « la race ne joue aucun rôle significatif » explique Wong. Dans ce but, le casting – qui a eu lieu à Los Angeles, New York, Vancouver, Londres, Hong Kong et Japon – fut « très coloré ».

Après avoir fait le tour du monde pour tenter de trouver la perle rare, c’est Justin Chatwin qui finit par décrocher le rôle de Goku, un lycéen incompris de ses pairs et qui perd peu à peu son innocence et sa candeur en devenant un héros. Ayant longtemps admiré le travail des mythologistes comme Joseph Campbell, c’est Chatwin lui-même qui a lancé l’idée du périple du héros. La coiffure de Goku, très caractéristique du personnage, était également un détail à ne pas négliger.

L’une des premières étapes de ce périple était d’aller chercher Roshi, un vieux maître qui achève l’entraînement de Goku, l’aide à découvrir le secret de son passé et se joint à lui pour sauver le monde. Roshi n’est pas un maître de l’Orient comme les autres ; il s’y connaît en femmes et préfère les chemises hawaïennes. Selon Wong, le rôle exigeait une icône de la trempe de Chow Yun-Fat (« Tigre et Dragon ») bien que la ressemblance entre le personnage de manga et l’acteur ne soit pas vraiment frappante ! Qu’à cela ne tienne, Chow a travaillé dur pour saisir l’esprit de Roshi. « Je n’ai jamais eu un tel défi à relever. Il y a tellement de choses en lui (Roshi) – de l’humour, de l’action, de la romance, de l’émotion. Il possède des pouvoirs extraordinaires, mais il reste drôle, reconnaissable et humain » confie Chow. L’acteur, dont le dévouement aussi bien devant qu’hors caméra impressionne, a également fait une proposition : faire porter des lentilles grises imitant la cataracte à Roshi pour faire plus réaliste.

Chow a été une inspiration pour tous, surtout pour les jeunes acteurs comme Justin Chatwin et Jamie Chung (« Samurai Girl »). Cette dernière a apporté beaucoup plus que des capacités martiales à Chi Chi ; elle a l’énergie pétillante nécessaire pour capturer pleinement les deux facettes du personnage. « Chi Chi c’est la fille la plus populaire du lycée. Elle est issue d’une famille riche et tout le monde attend certaines choses d’elle. Mais elle a une seconde vie – une vie secrète – marquée par sa passion du combat. Elle apparaît comme une fille ordinaire, mais quand ça lui prend, elle donne des coups de pied au derrière ! » explique Chung.

La relation naissante entre Chi Chi et Goku vient, en partie, du fait qu’ils ont le même état d’esprit. « Chi Chi est attirée par la capacité secrète de Goku à se battre. Elle pense que Goku a quelque chose de très spécial et elle est capable de révéler les talents de Goku » continue Chung.

Une autre belle jeune femme s’allie à Goku dans sa quête, Bulma, une scientifique décrite dans le manga comme « la fille la plus intelligente du monde ». Le film conserve l’assurance, l’intensité et l’intelligence du personnage – et le fait qu’elle sache exactement ce qu’elle veut. Et ce que veut Bulma, c’est la boule de cristal qui avait été volée à la compagnie de son père. Brandissant un pistolet magnum high-tech et un traqueur de Dragonball, Bulma fera tout pour retrouver cette boule qui, selon elle, lui fournirait une source d’énergie intarissable et d’immenses récompenses financières.

Emmy Rossum a apprécié les défis de jouer un personnage avec autant de facettes, dont l’attitude résolue et peu encline aux concessions commence à changer après avoir rejoint Goku et Roshi dans leur quête des Dragonballs. « Bulma finit par réaliser qu’il y a plus que sa quête personnelle dans la vie. Le personnage dans le manga et maintenant dans notre film est si vivante, marrante et pleine d’audace. Elle est tout sauf ordinaire » commente Rossum. En bonus, l’actrice a appris à conduire le speedster de Bulma, que la production a créé à partir d’une Harley.

Dans le manga, Bulma arbore une coupe carrée bleue, un look qui lui est propre. Rossum se souvient que les cinéastes avaient tout tenté pour saisir la couleur et le style (colorations, extensions, perruques…) mais ont finalement opté pour plus de réalisme. Néanmoins, on peut noter des traces de bleu et de violet dans tous les costumes de l’actrice.

Dans leur chasse aux boules de cristal, Goku et ses amis font face à leur adversaire, Lord Piccolo. Dans le manga, Piccolo est décrit comme un personnage complexe et intriguant qui incarne à la fois le bien et le mal. Dans les mythes de « Dragonball », chaque personnage peut passer d’un camp à un autre. Piccolo est ici interprété par James Marsters, plus connu pour avoir incarné le vampire Spike dans « Buffy contre les Vampires », puis « Angel ». « Dans le film, Piccolo est une figure de décrépitude et ses objectifs sont centrés sur la vengeance » explique Marsters.

Travaillant avec Piccolo, Mai, une beauté exotique teintée de malveillance, réputée pour sa technique du shuriken ou lancer de couteaux. L’actrice d’origine japonaise, Eriko Tamura, a apprécié jouer « une femme forte et robuste en mission ».

Autre membre du casting, Joon Park, qui interprète Yamcha. Voulant devenir rapidement riche, Yamcha prend Goku, Roshi et Bulma au piège dans le désert, avant de finalement se joindre à eux dans leur périple. Rock star dans sa Corée du Sud natale, Park s’est produit devant 100 000 fans en délire – une expérience qui l’a aidé à saisir l’essence du personnage. « Joon a toutes les qualités nécessaires pour Yamcha, dont le charisme et l’espièglerie. Yamcha est dur à l’extérieur, mais à l’intérieur, il a un cœur tendre. Quelque chose l’a marqué dans le passé, et il aime raser les détails de la vie, et préfère chercher de l’argent » explique le réalisateur.

Conception de « Evolution »

L’aspect unique des scènes d’action du film complète sa direction artistique et sa cinématographie. La production a voulu lui conférer un melting-pot de styles reflétant le caractère multiculturel du film. Le Temple du Dragon, par exemple, affiche des influences russe, japonaise et chinoise au niveau de l’architecture.

Pour les saturations de couleur, la production a collaboré avec Fuji. « Nous voulions que notre éclipse soit beaucoup plus surréaliste qu’une éclipse solaire typique, avec des couleurs étranges, intenses, et rougeâtres » explique le directeur de photographie, en faisant allusion au phénomène signalant un événement cataclysmique dans le film.

Afin de faire ressortir la puissance de l’énergie Ki, un des éléments clés de la philosophie orientale, nombreux et variés ont été les effets visuels. Le Ki est si puissant qu’il canalise le pouvoir de l’univers à travers la technique du praticien. Sa manifestation ultime se nomme le « Kame-Hame-Ha ». Dans le film, le Ki est fonction du personnage qui l’exerce, qu’il soit humain, extraterrestre, hybride, jeune ou vieux.

Les boules de cristal, quant à elles, sont largement le fruit du travail de l’équipe d’effets spéciaux. Grâce à la magie intensive du CG, les Dragonballs possèdent une luminescence qui conviennent à leurs propriétés mystérieuses.

Autres créations ayant été intégralement réalisées par la technique du CG, la créature monstrueuse Oozaru et Fu Lum, les assassins du démon, qui se régénèrent lorsqu’ils se démembrent.

Pour ce qui est des maquillages et des prothèses, la tâche a été confiée à Amalgamated Dynamics Inc. Ainsi, pour Piccolo notamment, des prothèses spéciales ont tout spécialement été conçues et appliquées.

Voici les nouvelles photos de Dragonball : Evolution :

Figurines à l'éfigie des personnages

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