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Du côté d’ailleurs : Zoridae et Balmeyer

Par Georgesf

Je ne sais pas comment fonctionne le classement Wikio * des blogs littéraires, je ne comprends pas pourquoi il me fait monter quand mes visites sont en baisse, descendre quand elles sont en hausse. Je ne plaisante pas : il y a quelques mois, j’étais 540ème, et j'en avais pourtant deux fois plus que maintenant, où je m’encalmine dans les quarantièmes languissants

Mais un classement qui fait apparaître Zoridae et Balmeyer dans son peloton de tête ne peut être complètement mauvais. Ils sont en bonne compagnie, mais ils le sont de toute façon en permanence : ils font vie commune et blog à part.

Chacun tient le sien, dans un registre différent, mais qui semble faire écho à l’autre. Ils y commentent rarement les livres qui se publient, ils préfèrent écrire, avec un talent qui fait mon bonheur et je ne suis pas le seul : ce sont deux vrais blogs littéraires, dont les auteurs parlent de leur vie plutôt que de leur œuvre. Et leur vie devient œuvre : la fête de fin d’année de leur enfantelet, le changement d’un joint de lavabo, le phantasme ou le délire de l’un, le soupir ou la rêverie de l’autre. La vie quotidienne, décrite avec une légèreté qui touche à la grâce, avec une dérision qui frôle souvent la férocité. Avec une tendresse sans mièvrerie. 

Du côté d’ailleurs : Zoridae et Balmeyer.
 

Du côté d’ailleurs : Zoridae et Balmeyer.
Zoridae tient le blog « De la sexualité des araignées », et Balmeyer tient le blog « Balmeyer’s blog ». Leurs deux blogs font penser à ces grandes villas jumelées de bord de mer où l’on aurait percé des portes pour les invités qui débarquent puissent déambuler comme chez eux, s’interpeller d’un bout à l’autre de la table et descendre à la cave chercher des bouteilles sans qu’on le leur demande. Quand je passe chez eux, quand je lis les commentaires des accros de ces blogs, j’ai parfois peur de jouer à l’invité indiscret, car un peu plus occasionnel, qui dormirait la porte ouverte, pour tenter de comprendre la logique des va-et-vient, des qui-couche-avec-qui.

Peur irraisonnée : chez Balmeyer, chez Zoridae, c’est plus simple, il n’y a rien à comprendre. Il faut accepter la folie délicieuse des maîtres de maison, il faut se laisser emporter par la musique, par la logique en dérapage de leurs échanges avec les habitués de la maison : Dorham, Marie-Georges Profonde, Didier Goux, Mère Castor et la liste est longue.

Si, il y a quelque chose à comprendre : il y a là du talent qui se partage. Lisez quelques-unes de leur chronique, vous en aurez compris la saveur.
Ce ne sont pas des gens sérieux, je les aime bien.

* : merci, Franck


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