Magazine Côté Femmes

Une prière pour les parents des anges belges...

Par Theclelescinqt

Une prière pour les parents des anges belges...


Découvrez Ensemble Micrologus & Capella De Música De Santa Maria Del Mar!

...et pour la famille de leur puéricultrice, et pour tous les autres qui sont vraisemblablement en réanimation depuis vendredi. (Rappel des faits : vendredi matin dernier un jeune homme a fait irruption dans une crèche belge et a poignardé autant de bébés et de personnels qu'il a pu; bilan 2 bébés et une puéricultrice tués; le jeune a été arrêté et depuis est "en léthargie".)

Que peut-il arriver de pire à une famille que de perdre un proche de cette manière? Rien, ou pas grand chose.

D'aucuns incriminent les jeux vidéo et l'individualisme à tout crin de notre société, surtout dans ce qu'elle génère pour les jeunes. Je n'ai pas d'information particulière, mais à vue de nez cela me semble relever de la grande crise (soudaine?) de schizophrénie. Ce doit être une maladie mentale, en tout cas. Je n'imagine pas les choses autrement.

Depuis vendredi je me sens légèrement écoeurée, comme beaucoup sûrement. Un peu comme lors des attentats à Paris, New-York, Londres ou Madrid, comme à la lecture des évènements en Bosnie, au Siera Leone ou au Rwanda. Ah, le Rwanda... En ce qui me concerne ce qui m'afflige c'est de constater une fois de plus que les chemins du mal sont impénétrables. Malheureusement, parmi les jolis bébés qui viennent au monde chaque année depuis des millénaires, certains deviennent des sauvages, d'affreux égoïstes, des malades mentaux et des déséquilibrés. On n'y peut rien. Toute la protection du monde ne peut rien changer. C'est la fatalité.

A quand le port d'arme pour les directeurs de crèche, professeurs, gardiens de musée, chauffeurs de bus,..?

Alors comme malheureusement je ne peux rien changer à rien, à part élever mes gamins du mieux que je peux et surveiller étroitement ce qui se passe autour de moi, juste une pensée pour les malheureux parents des petits anges, et pour l'entourage de la dame qui est partie avec eux. La fatalité est dure à supporter pour ceux qui restent.

Samedi, j'étais encore dans le Poitou, à continuer de déménager pour la troisième fois la maison que ma famille maternelle possède depuis quatre ou cinq générations. J'y ai été élevée en partie, ma mère y est née, mon grand-père y est né, sa mère y est née, après on perd le fil. Je pense que ma famille a dû l'acheter pour faire un commerce vers 1850. J'ai retrouvé une épée de la guerre de 1870, et un mousquet, ces fusils que l'on bourrait de poudre et d'étoupe  par le canon.

La maison est grande et pleine d'étages et de recoins. A un moment, ma mère, qui n'a vraiment pas de bol, car cette année elle s'est cassé le genou dans cette bicoque, était toute seule en bas, moi dans un grenier à ramasser tout ce que je pouvais, Robert et l'ami de ma mère ailleurs, en train de vider de ses planches un autre grenier. J'entends tout à coup du remue-ménage, et je distingue la voix (parfois) aigüe de ma mère. Un type était entré dans la maison (tout était ouvert comme dans un moulin), l'a invectivée, lui a reproché de faire brûler des trucs qui empestaient le village, ce qui était faux, et est parti en l'insultant.

Je ne l'ai pas trouvé dans le bourg, ce con. Sauf qu'au bout d'un moment il est sorti de l'unique bistrot du village, juste en face de chez nous. Sur la description de ma mère je l'ai alpagué direct, en l'informant que s'il refaisait irruption dans la maison "j'appelais les flics" immédiatement. Il m'a ri au nez, m'a traitée de folle, et finalement m'a dit que nous n'étions "pas les bienvenus dans le village". Je lui ai répondu que nous étions là depuis 200 ans, et que je l'emmerdais carrément dans les grandes largeurs. "Vous les faites, les 200 ans"; a-t-il rétorqué, avec ses cheveux gris filasses.

Sue ce, cet idiot est remonté dans sa petite voiture garée juste en face, ce qui m'a permis de relever sa plaque et d'appeler la brigade. Je n'aurais pas aimé, moi, être la mère de famille qui allait croiser ce bourré au volant avec toute ma marmaille à l'arrière. De la délation? Oui, et encore oui. Si ce crétin avait été un schizophrène et non pas un simple connard bourré (mais allez savoir...), ma mère aurait peut-être été égorgée toute seule en bas en faisant des cartons.

La délation nous rappelle de mauvais souvenirs, et donne mauvais genre, mais je crois qu'il vaut mieux signaler les comportements déviants et antisociaux. Ca rendra peut-être service à quelqu'un. 


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Theclelescinqt 5 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog