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Chienne de vie à Hollywood

Publié le 17 février 2009 par Boustoune

 

Chalut les humains !

 

Ca fait longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog de mon maître. Bon, rassurez-vous, je suis en pleine forme, je suis bien nourri, bien câliné et tout… Mais ce n’est pas pour ça que je reprends la plume – arrachée à un pigeon un peu trop téméraire -, non… C’est pour pousser un coup de gueule ! Miaaaaaaaaaouuuu !

L’autre jour, je suis allé au cinoche… Ben quoi, ça vous étonne ? J’ai le droit de me faire une toile, non ? Vous n’allez pas me dire que vous croyez ces légendes qui affirment que les félins passent la totalité de leur temps à manger et dormir… Non, je m’occupe… Seulement, je n’ai pas le droit de faire tous les trucs rigolos, comme manger les plantes, faire les griffes sur le canapé, renverser des trucs qui cassent… Donc je sors en cachette…

Donc, je disais que je suis allé au ciné et je suis tombé sur trois bandes-annonces successives mettant en vedette… des chiens !

 

Déjà, un clébard à peine plus grand qu’une souris est venu chantonner un truc qui vous reste dans la tête pendant des heures « Tin tin tin tinlin Chihua-hua ! ». Apparemment c’est la star d’un gros succès du box-office américain. Le chihuahua de Beverly Hills, ça s’appelle…

(Maryse ! J’viens de voir doudou Eddie Murphy : il est bizarre maintenant…) J’avoue que j’ai du mal à comprendre que des humains paient pour aller voir ça…

Puis, il y a eu la bande-annonce de Marley & moi, une « comédie » où un labrador pourrit la vie d’un jeune couple (Jennifer Aniston et Owen Wilson). Moi je dis, si le labrador, laissons le dormir…

Enfin, bientôt sur vos écrans, Palace pour chiens, ou les aventures d’une bande de gosses bricoleurs qui retape une vieille baraque pour en faire un asile psychiatrique, ah pardon : un hôtel quatre étoiles, pour une tripotée de médors SDF…

 

Non mais franchement, qu’est-ce qu’il se passe à Hollywood ? Les rejetons de Lassie et Rintintin ont réalisé un coup d’état ou quoi ? Vous n’allez pas me dire que subitement, les gens ont envie d’aller voir tous ces canidés parader sur grand écran, la queue frétillante, la truffe humide et le regard embué…

 

Nous, les chats, avons quand même plus de prestance. Une grâce naturelle, des talents innés de comédiens. Il faut me voir jouer le chat affamé chaque matin et chaque soir. Une performance chaque fois éblouissante, puisque dès que je pousse mes premiers miaulements déchirants, ma gamelle se remplit comme par miracle…

Mais voilà, on nous met rarement en valeur, on nous cantonne à des rôles de méchants (le chat de Blofeld dans James Bond, Le chat noir chez Corman ou Fulci, ou Catwoman, celle de Burton…).

Le seul minou un peu star, c’est le gros persan des pubs Gourmet, avec ses poils peignés par mémère parce qu’il le vaut bien et son air de s’être pris une porte sur la truffe. Tu parles d’une référence !

 

Camarades félins, prenons notre revanche ! Créons le Chactor’s studio et libérons Hollywood du joug de la race canine ! Vive Chat Guevara ! Atticat ! Atticat ! Atticat…

Oups, il faut que je file… Mon maître vient de rentrer du ciné et il va gueuler s’il voit que j’ai encore mis les pattes sur son clavier…

 

Plein de ron-rons…

Scaramouche

 

Chienne de vie à Hollywood


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