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L'appel de la forêt

Publié le 18 février 2009 par Alisabel
 Contrairement à ce que notre mode de vie petite maison dans la prairietesque pourrait laisser croire, nous ne vivons pas exactement à la campagne. Même si parfois on s'y croirait : le biboudemars est plus habitué aux chemins caillouteux qui bordent la rivière en bas de chez nous qu'aux sols goudronnés de la ville. L'appel de la forêt
Ayant la chance d'habiter tout près donc,d'une rivière bien préservée, et d'un lac bordé de vignes, de garrigues et de bois,  nous profitons tous les jours ou presque de cet avantage.  Foin des loisirs payants ou nécessitant un voiture, jeter des cailloux dans l'eau suffit à rendre le biboudemars heureux, et sa maman aussi.

Malgré les injonctions de prudence et de repos qui me sont faites, je n'hésite jamais à retourner prendre l'air et le vert avec mon petit bout quand je me sens assez en forme pour ça. C'est à dire une ou deux fois par sem
aine, rarement plus.
Pour le super héros à chaque fois c'est la fête : il court , explore, joue avec l'eau, lance des cailloux , ramasse des petits trésors...
Et moi je refais le plein de soleil et recharge mes batteries, Je n'ai pas constaté que marcher me don
nait davantage de contractions, au contraire l'air frais aurait plutôt tendance à les calmer .

Et généralement, pendant que le biboudemars tape la causette avec les poneys, je me choisis un coin herbeux pour me poser, sachant dores et déja que je vais avoir du mal à me relever.
Puis avec toute la grâce et l'élégance dont je suis capable avec ma silhouette ventrue, je me relève avec la légereté d'un pachyderme boulimique, juste à temps pour apercevoir mon biboudemars qui se tire dans les vignes. L'appel de la forêt

Parce qu'il faut bien le dire : pour un biboudemars de pas encore toizans, le sevrage de la ballade quotidienne est rude
L'appel de la forêt . Avec son énergie légendaire, à peine lâché dans la nature, le voilà qui se carapatte. Et parfois pour de bon !
N'écoutant que son plaisir de courir à nouveau sous les arbres, peu importe que sa grosse mère n'arrive pas à le suivre et s'époumone à le rappeler. Certains jours l'appel est trop grand, et on touche dans ces cas là aux limites de sa bonne volonté.
Pauvre petit biboudemars privé de grand air, je ne peux vraiment pas lui en vouloir ... Il aime tellement ces promenades! Et il  est encore trop petit pour réaliser que quand il s'échappe,  son cétacé de mère fait des efforts désespérés pour le suivre avec sa lourde et douloureuse bedaine, s'inquiète, se fatigue... et souffre. Il m'a fallu 24 heures pour me remettre de notre dernière escapade.


Plus que quelques semaines et nous serons trois à nous promener sous les arbres. Enfin délestée, le nouveau bébé lové contre moi je pourrais à nouveau marcher à un rythme compatible avec les besoins du super héros. Encore 6 semaines....

D'ici là si l'une ou l'un d'entre vous se propose d'aller le promener au bord de l'eau, ce sera oui ! et avec plaisir ...

L'appel de la forêt


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