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Dakar No OIL - La tempête dévastatrice

Publié le 17 février 2009 par Alternativechannel
Liaison Europe-Afrique Le voyage a débuté le 3 janvier à Bruxelles. Le lendemain, j�??ai eu l�??occasion d�??expliquer ma démarche aux Sables d�??Olonne en Vendée. La capitale de la voile était en effervescence avec l�??arrivée de Desjoyaux, le premier concurrent. J�??ai tenté d�??interpeller les médias sur l�??utilisation du seul polyester pour la fabrication de bateaux. Un produit polluant à produire, à utiliser et à détruire. Il existe des alternatives aux résines industrielles. La moyenne d�??utilisation des bateaux en France est de 4 jours par an. Un loisir coûteux qui n�??est pas sans impact sur le milieu. J�??ai également la vision de tonnes de peintures actives, véritable poison protégeant les coques des organismes vivants et qui se diffusent lentement dans les estuaires, les baies et les ports de plaisance. Vers le Sud, le long des routes, des milliers d�??hectares de forêts balayés. Des champs « d�??allumettes » sur des centaines de kilomètres. Des centaines de milliers de personnes plongées dans le noir. Un désastre sans précédent. No OIL ? v�?ux pieu �? propos d�??impacts environnementaux. Le voyage a débuté en voiture car il est évidemment interdit aux chars à voile d�??emprunter les routes. Je suis étonné de constater que beaucoup ne l�??on pas compris. Depuis Bruxelles, j�??ai, à ce jour, parcouru environ 2500 kilomètres en covoiturage. Le propriétaire du véhicule tout-terrain descend au Sénégal pour y réaliser un repérage. �? bord, deux personnes pour couvrir le voyage afin de réaliser un reportage. Nous sommes donc trois. �? raison de 10 litres au cent, la consommation a été d�??environ 250 litres. Cela met mon compteur personnel d�??émission de CO2 dans l�??air à, environ, l�??équivalent d�??une petite voiture citadine. Le constat que je dresse est, qu�??effectivement, il est très difficile de se passer totalement de carburants fossiles. Il n�??y a pas vraiment d�??alternatives lorsqu�??on veut parcourir entre 200 et 300 km par jour�?� à la seule force du vent lorsqu�??il est absent. Cependant, la « compensation carbone » de ma consommation de carburant ne se fera pas par l�??achat de droits de polluer à l�??image d�??émissions de télévision ou d�??états du Nord vis-à-vis du Sud. Et bien non, il faut l�??assumer sans chercher à éviter le sujet. Une terre meurtrie Au Maroc, j�??arrive après des pluies torrentielles désastreuses. Cet hiver, elles ont doublé par rapport à la moyenne des trente dernières années. Des dizaines de morts. Des centaines de maisons détruites. 56 000 hectares de cultures dévastées. Les tempêtes ont considérablement réduit des plages, modifié les estuaires, détruit des bidonvilles à Salé, Rabat, Casablanca et le long du littoral de la région de Kenitra. Les oueds en crue ont déversé sur les plages des monceaux de végétaux. Des branches épineuses d�??arganiers et de cactus. Après la tempête le calme. Le calme après la tempête Depuis quelques jours, le vent est absent. Difficile de faire des démonstrations pour les scouts de la ville. Le brouillard épais, enveloppant, noie la côte, d�??Agadir à Sidi Ifni. Le Blokart, équipé de sa plus grande voile, a, à peine, assuré l�??initiation des scouts d�??Essaouira, la ville du vent. Le Rotary de la ville m�??a réservé un accueil impressionnant. L�??occasion de présenter le VEAH (véhicule électrique à assistance humaine) avec lequel j�??effectuerai le trajet de retour. Il a fait une forte impression. Il m�??a surtout offert un bon support pour aborder les pistes futures de mobilité, d�??un monde plus solidaire, plus respectueux de l�??environnement, un monde en mutation qui devrait tendre vers plus d�??optimisme créatif. En conclusion Après une semaine de voyage, le kart à voile a connu la plage à trois reprises seulement. J�??espère sincèrement trouver des conditions plus favorables au Sud. Le monde est ainsi fait que les utopies se heurtent parfois aux éléments, à la nature, aux rythmes de cette planète qui survivra à l�??homme, peu importent ses actes à venir. On se sent souvent tout petit dans le désert. Xavier Van der Stappen. Sidi Ifni, le 11 février 2009

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