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Green IT : plus important qu’on ne le croit

Publié le 03 mars 2009 par Erwan Pianezza

Loin d’être négligable, la consommation des ordinateurs propulse l’industrie des services au rang des plus grosses consommatrices  :  dans son dernier numéro, Sciences et Avenir détaille le poids des serveurs de données et de calcul dont la planète est en train de se couvrir. A  titre d’exemple, une recherche sur google mobilise l’équivalent d’une ampoule de 100W (ou d’une bouilloire électrique selon les sources). Auter exemple, la vie d’un avatar sur Second Life consomme autant d’énergie qu’un Brésilien moyen, selon l’auteur Nicholas Char

Point positif : les industriels font des efforts dans un domaine où il y a beaucoup d’économies à réaliser. Dans son dernier rapport, CERES Investor Coalition classe IBM numéro 1 mondial en termes de stratégie et d’exemple de réalisations liées au changement climatique. IBM se distingue aux côtés de Dell et Tesco (grande distribution) parmi les 63 plus grandes entreprises mondiales du secteur informatique, pharmaceutique ou encore de la distribution.

Très détaillé, le rapport évalue les objectifs chiffrés des entreprises et leur réalisation concrète. IBM arrive en tête grâce à trois chiffres :

  •  4,6 milliards kWh électriques économisés entre 1990 et 2007,
  •  3,1 millions de tonnes de CO2 non émis,
  • 310 millions de dollars économisé grâce à son plan d’économie d’énergie.

Comment obtenir de tels chiffres ?

Le rapport révèle que Big Blue est passé de 11 millions de kWh d’électricité “verte” en 2001 à 455 millions en 2007. L’énergie renouvelable représente désormais 8,5% du total de ses achats.

CERES a également apprécié le nouvel engagement d’IBM de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 12% entre 2005 et 2012 grâce à des programmes d’économie d’énergie, à l’achat énergies renouvelables et de quotas carbones. A noter que IBM a tourné sa stratégie vers le Green IT, notamment ses déclinaisons métiers comme le Green Building (bâtiments intelligents) ou les Smart Grid (réseaux physiques intelligents).

Google n’est pas en reste : l’enterprise est en phase de prototypage de son Power Meter, outil d’analyse de la consommation des foyers pour les particuliers. La devise du projet : “si on ne connait pas sa consommation, on ne peut pas la réduire ! “


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