Magazine Culture

Blackout Beach - Skin of Evil

Publié le 03 mars 2009 par 0plus0

Carey Mercer est un boulimique de travail ou un surdoué, sûrement un peu des deux. Tout comme ses compagnons au sein de Swan Lake (Spencer « Wolf Parade/Sunset Rubdown » Krug et Dan «Destroyer/New Pornographers » Bejar), le Canadien a tendance à cumuler les casquettes. Hormis le super-groupe qu’il forme avec ces 2 acolytes, on peut le retrouver à la tête de Frog Eyes, son projet majeur, et au sein de Blackout Beach, un obscur projet solo.

Préalablement intitulé Betrand Russel and The Country Club, Blackout Beach n’en est pas à son coup d’essai puisque déjà auteur d’un premier album (”Lights Flow The Putrid Dawn”) en 2004. Entièrement réalisé et interprété par ses soins, “Skin of Evil” est une sorte de concept-album narrant, le long des 10 titres qui le composent, l’histoire d’une certaine Donna vue par ses multiples conquêtes masculines.

Si l’on ne saisit pas forcément toutes les subtilités de cette tragédie à la grecque, on comprend très vite à l’écoute de l’introductif Cloud Of Evil que l’on est pas là pour rigoler. Epurés et minimalistes sur le plan musical, les morceaux de Blackout Beach reposent avant tout sur la voix gorgée d’échos et de reverb du sieur Mercer. On a parfois l’impression d’écouter une BO d’un bon film indépendant, un Jarmush par exemple. Des éclairs de guitares zèbrent le ciel (Three Men down the River) , tout juste apaisés par quelques choeurs féminins (The Roman) ou distillés par Mercer lui-même. Les morceaux de bravoure se nomment Biloxi, In a Grove, Cleans Out His Eyes avec son lent crescendo jusqu’à une explosion finale qui n’arrive jamais, The Whistle et son piano tenant tête aux riffs de guitares et enfin Nineteen, One God, One Dull Star, qui débute comme un standard soul et finit en trip tribal. Du grand art.

Blackout Beach - Cloud of Evil [mp3]

Blackout Beach on Myspace.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

  • Omaha Bitch sorry beach

    Ou l'on parle de Monoï de plage et de débarquement, de Tahiti, de jolies filles de Magnum et où ça ressemble à un vieux slow de la guerre de Scorpion, ou de... Lire la suite

    Par  Lexoguil
    CULTURE, MUSIQUE
  • Mysterious Skin

    Mysterious Skin

    La critique Un véritable tour de force, beau et sensibleBrian Lackey (George Webster/Brady Corbet), 8 ans, se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang... Lire la suite

    Par  Luc24
    CINÉMA, CULTURE
  • Beach Music

    AUTEUR : Pat Conroy TITRE : Beach Music RÉSUMÉ : Installé à Rome avec sa fille Leah, Jack McCall s’est juré de ne plus revenir à Waterford (Caroline-du-Sud), qu... Lire la suite

    Par  Madame Charlotte
    CULTURE, LIVRES
  • Bastia Miami Beach

    Iguanes miniatures et geckos des murailles la mer est grise à perte de vieBastia Miami Beach en surimpression de décor carton pâte la plage innombrableourlée... Lire la suite

    Par  Unevilleunpoeme
    CULTURE, POÉSIE, TALENTS
  • Nikki Beach

    Le Nikki Beach, anciennement Sunset Club, est une excellente adresse pour passer une journée au bord d'une piscine dans un cadre paradisiaque agrémenté d'une... Lire la suite

    Par  Www.marrakechdreams.com
    AFRIQUE, RÉGIONS DU MONDE, VOYAGES
  • Chrome sera-t'il "evil"?

    Ce billet est une petite réflexion sur la sortie de Google Chrome. Pour clarifier son titre, je rappelle que la devise de Google est « don’t be evil ». Lire la suite

    Par  Gplouin
    INTERNET, WEB2.0
  • Phalassarna beach and tomatoes

    Faut bien vous mettre quelque chose dans la tête, mes bichons ! En Crète, on fabrique les meilleures tomates du monde, des millions de tonnes de tomates,... Lire la suite

    Par  Cathdesargonautes
    A CLASSER

A propos de l’auteur


0plus0 102 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte