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Tim Geithner très exposé

Publié le 10 mars 2009 par Exprimeo

La mode est à la comparaison entre le professionnalisme d'Hillary Clinton et les supposées hésitations de Tim Geithner.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/ba/Timothy_Geithner_Treasury.jpg/225px-Timothy_Geithner_Treasury.jpg

C'est une comparaison injuste.
Les relations internationales font l'objet d'un quasi-consensus sur les corrections à apporter tandis que la crise économique est considérablement moins "prévisible".
La démocratie Américaine a parfois des penchants populistes. D'autres certains domaines, elle est pourtant un lieu d'excellence. C'est le pays qui compte le plus d'universitaires brillants consacrant leurs talents à examiner les enjeux de chaque géographie de la planète.
C'est en effet en matière de relations internationales que les néo-conservateurs ont été les plus productifs.
Dès la fin des années 70, des universitaires constituent une sorte de "shadow cabinet" permanent pour les Républicains. Ils reprochent aux Démocrates une vision erronée des relations internationales manquant de réalisme dans les rapports de forces permanents. L'angélisme de Carter est leur reproche fondamental. Cette mention évoque les images terribles de l'opération "Blue Light" destinée à libérer des otages, échouant lamentablement dans le désert à Tabas, devenant le symbole d'une Amérique humiliée. Jamais depuis le Vietnam, l'opinion Américaine n'avait vécu un tel choc.
Une humiliation qui allait ouvrir les portes au Reaganisme avec le retour à la force militaire des Etats-Unis.
Après Reagan, la doctrine internationale a fait l'objet d'un quasi-consensus.
Tout d'abord, il faut surveiller attentivement la Russie pour ne pas permettre "la résurrection du dinosaure". Les récents évènements de Géorgie ne peuvent que renforcer cette analyse.
De façon générale, sur tous les terrains délicats, la priorité est celle de l'endiguement (containment).
Il s'agit d'une approche basée sur le rapport de forces. Ses critères sont simples.
Il ne s'agit pas de parler de dissuasion mais de victoire.
Il ne s'agit pas d'évoquer une quelconque parité mais d'établir la supériorité Américaine.
Il ne s'agit pas de laisser place à une riposte mais à l'action offensive.
Toute autre approche est tournée en dérision car trop éloignée des dures réalités des relations internationales.
L'Institut Hoover a été fondé en 1919 par Herbert Hoover. Installé sur le campus de Stanford, l'Institut avait tissé des liens étroits entre 1967 et 1975 avec un Gouverneur de Californie, Ronald Reagan. Lorsqu'il est élu Président le le 5 novembre 1980, l'Institut gagne la reconnaissance dans la qualité de ses analyses qui ont inspiré le candidat et qui vont guider le Président.
Dans son équipe, les membres de l'Institut sont aux postes clefs. Glenn Campbell, alors Directeur de l'Institut, cumule de nombreuses fonctions officielles. Au sein du Comité des Relations Internationales, les membres de l'Institut vont compter 25 % des effectifs. Du jamais vu.
Les années Reagan vont d'abord être celles de la renaissance de la vitalité Américaine et celles conduisant à l'effondrement du communisme.
Avec un tel bilan, les analyses se sont imposées y compris du côté des démocrates qui reprennent les diagnostics mais modifient seulement quelques aspects thérapeutiques.
Hillary Clinton pouvait donc compter sur une approche quasi-consensuelle.
Pour Tim Geithner, la situation est à l'opposé. Bush a d'ailleurs peut-être laissé une économie encore plus en feu que les relations internationales. Il faut donc laisser du temps au nouveau Secrétaire d'Etat au Trésor.


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