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Chat gratté

Par Celinouchka
Chat dans la gorge, qui gratte, qui pique, qui tente de s'arracher, vainement.
Expressions, hier soir, les sentiments qui m'animaient.
Ce blog devient noir, sombre, intime, trop intime.
On m'a dit qu'il ne fallait pas être trop heureux pour écrire, j'aurais préféré l'être un peu plus et ne pas écrire; ou peut-être que non, finalement.
Je ne sais ce que vaut ce contenu, je ne veux pas le savoir, je ne veux pas de vérité.
Ou plutôt si, je la veux, je la recherche, peut-être parce qu'elle fait partie d'un monde intouchable ?
J'ai perdu sa trace.
J'ai voulu faire ma maligne, jouer à la loterie, j'ai perdu; je me suis perdue.
J'ai voulu montrer de quoi j'étais capable, j'ai voulu montrer ma supériorité, mon influence, j'ai raté le coche.
Tout s'est retourné.
J'ai joué, j'ai perdu.
En quel but ? fierté et orgueil font bon ménage, mais pas avec le reste du monde. Pas avec moi-même.
J'ai voulu cliquer sur le bouton, les jeter à la poubelle, ils sont revenus.
Je n'ai jamais voulu cela, c'est sans doute pour cela que j'en suis à ce point là.
Non, ce blog n'est pas noir, il est triste, déprimant.
Je n'aurais pas dû écrire tous ces mots, je n'aurais pas dû tout dévoiler, avec comme seul but, poussé par mon orgueil, d'être consolée, d'être complimentée, d'être prise dans des bras, comme un enfant.
Comme un enfant que je ne suis plus, que je n'ai pas été longtemps.
Je recommence.
Je n'ai pas compris la direction, ni le sens, ni la taille du chemin.
Je l'ai emprunté, voilà tout.
Je ne regrette pas, mieux vaut-il vivre dans la vérité - l'est-elle vraiment ? - que dans le mensonge.
J'ai voulu être moi, je ne me suis pas trouvé.
A quoi bon ?  A quoi bon ? J'ai crié, tant de fois.
Je crie, encore, parfois.
Je me suis construit une muraille, une autre.
Et mon âme s'est brouillée.
J'ai besoin de partir, loin, loin, loin, seule, peut-être pas seule, mais loin.
Fuite.
Fuir ce monde qui m'entoure, qui n'est pas le mien.
Différente, trop différente.
Ou illusion ?
J'ai voulu rêver, je rêve encore. La réalité du rêve fait mal, le rêve de la réalité aussi.
Je ne sais pas, je ne sais plus, je n'ai jamais su.
Le chat rampe, il m'engloutit, lentement, il a tout son temps, il a toute une vie à détruire, et je me laisse faire, inlassablement.

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