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52 livres en 52 semaines : Iphigénie en haute-ville

Publié le 15 mars 2009 par Epicure
Iphigénie en haute-ville

Iphigénie en haute-ville est ma première expérience avec l’auteur François Blais. Je le précise parce que j’ai vraiment vécue une expérience de lecture avec ce roman-là, et, je ne m’y attendais pas. J’ai été agressée, séduite, amusée, me suis lassée et puis finalement réconciliée avec cette improbable histoire.

Le topo : Un peu par hasard, Érostrate trouve le numéro d’une inconnue, Iphigénie, inscrit sur le mur des toilettes d’un bar de Québec. Un soir d’excés de solitude, il décide de lui téléphoner. Manque de pot, elle est étudiante à l’université et s’apprête justement à s’en aller passer les vacances en Mauricie, dans sa famille. Sans baisser les bras, il propose une correspondance par courriel pour apprendre à se connaître, ce qu’elle finira par accepter.

Le roman de François Blais se veut donc, en bonne partie, un échange épistolaire entre les Iphigénie et Érostrate, entrecoupé d’extraits du journal intime d’Iphigénie et d’interventions du narrateur du récit. Gros irritant, ce narrateur m’a été absolument antipathique, tout comme le personnage d’Iphigénie. Érostrate, quant à lui, m’a laissé plutôt indifférente. Et ça, quand j’ai zéro attachement aux héros de mon livre, ça regarde mal. Bien mal. En fait, ça risque même parfois d’empiéter sur l’intérêt que je porte à l’histoire que l’on me raconte et nuire au plaisir que pourrait me procurer ma lecture.

Le narrateur, c’est un show-off. Trop de mots, trop de références, trop intello prétentieux qui est juste sur le bord de prendre un peu trop de place. Iphigénie, je n’y crois simplement pas. Une misanthrope de Grand-Mère, spécialiste en littérature russe, qui connaît la série des Friday the 13th sur le bout des doigts mais qui refuse de croire en l’amour. Érostrate lui, un peu désabusé, un brin paresseux, on ne sait pas trop ce qui l’allume même s’il paraît bien érudit.

Comme souligné ci-dessus, ma lecture s’est déroulée en dents de scie. Certains épisodes plus divertissants alors que d’autres m’ont carrément ennuyés. J’ai bien hâte de lire d’autres romans du même auteur car je sens malgré tout qu’on a des affinités et qu’on finira par se rejoindre quelque part.


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