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Gran Torino : le rôle du dur à cuire, ça va deux secondes...

Par Mahee
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Y’en a marre de sa gueule. Celle qu’il prend pour faire peur. Leur montrer que lui, c’est un dur à cuire, qu’il se fout des autres, est insensible aux gens qui l’entourent. Dans Gran Torino, Clint Eastwood n’arrête pas de sortir les crocs et de jurer. Pas des fuck, hein, à la manière des jeunes américains. Non, lui c’est plus «con de rital», «tafiole», «face de citron», «salopards de bridés», et j’en passe.

Note :

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Alors, certes, le scénario a pour but de nous montrer comment un vieux mec retranché sur lui-même et plein de préjugés va protéger une famille d’immigrés asiatiques contre la mafia de leur clan. Mais tout de même, les ficelles sont vraiment grosses. Qu’il s’agisse de l’histoire ou du personnage de Walt Kowalski en lui-même, Clint Eastwood ne connaît pas la finesse. J’ai vraiment mis du temps à passer cette barrière de clichés, du racisme et du machisme avant de pouvoir profiter un tant soit peu du film.

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Car Gran Torino offre tout de même une bonne interprétation du côté de la famille asiatique (les deux jeunes, Tao et Sue sont vraiment convaincants) et quelques passages amusants et/ou émouvants.
Même si les longueurs sont légions et que la fin reste très «américaine», j’ai passé un bon moment. Mais rien de comparable avec les critiques plus qu’élogieuses que l’on a pu lire ou entendre à propos de ce film. Non, j’ai beau chercher, je ne vois pas.



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