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The Turn, par Fredo Viola

Publié le 16 mars 2009 par Mikatxu @crystalfrontier
The Turn, par Fredo ViolaFredo Viola est un peu sorti de nulle part, lui qui était avant soprano professionnel, et qui aspirait à devenir réalisateur. Après son enfance en Angleterre (il est né à Londres) et à Rome, il a suivi ses parents aux Etats-Unis, New York puis Los Angeles. S'il sort désormais un disque, c'est plus par accident, étant donné qu'il était plutôt un artiste multifacettes, touche à tout multimédia et vidéo. Mais parfois, il arrive des accidents heureux, et "The Turn" en fait indéniablement partie.
Le disque se compose de 12 morceaux, autant de chapelles sonores luxuriantes, où les sentiments et ambiances se mélangent avec autant de frénésie que les voix et les sons. Loin d'être pesant, les mélanges de Fredo Viola sont autant de sources de réjouissance, de surprises pour l'auditeur. Dans la tristesse de "The Sad Song", on peut trouver du réconfort, tant la légéreté des touches électroniques vient subtilement la relative gravité des couches de voix qui se superposent, comme un mille-feuilles sonore aussi appétissant que savoureux. Mais trêve de comparaison culinaire, Fredo Viola renoue plutôt avec ses aspirations multimédia et vidéo au travers de ses titres, qui se composent de collages successifs, il ajoute toutes sortes de choses mais sans jamais tomber dans le superflu ou le boursouflé.
Gospel folk qui marie sons synthétiques et harmonies vocales, "The Turn (A Pagan Lament)" ouvre le disque de façon brillante. Et la suite est tout aussi réjouissante, tant Fredo Viola arrive à tisser de petits titres pop, pop de poche certes, mais qui ne sont pas du tout dépourvus d'ambition. "Red States" est ainsi léger comme une plume et entraînante, quand "The Original Man" irradie d'humour et de bonne humeur. Volontiers plus sombre sur "K Thru 6" ou "Moon After Berceuse", Fredo Viola ne se trompe jamais, mêle voix, sons dans un arc-en-ciel sonore qui fait bon admirer et écouter. Le disque se dévoile au fur et à mesure, derrière sa façade immédiate, il y a des trésors d'inventivité, qui s'articulent souvent autour de la voix de l'artiste. Si elle est très belle, c'est le traitement qu'il y applique qui apporte sa saveur aux chansons : elle est tantôt multipliée ou déformée, et Fredo Viola en fait ainsi un instrument à part entière. S'il est parfois "Robinson Crusoe", il n'est pour autant jamais perdu, bien au contraire. Et quand bien même si c'était le cas, j'irais le chercher moi-même, car le New Yorkais a sûrement encore bien des perles à offrir. Quelle superbe découverte : pas sûr qu'il y en ait beaucoup de ce niveau cette année.
Tracklist :
The Turn (A Pagan Lament) / The Sad Song / Friendship Is... / Red States / The Original Man / Risa / Robinson Crusoe / K Thru 6 / Moon After Berceuse / Puss / Death of a Son / Umbrellas
Le MySpace de Fredo Viola, le site officiel, Le site consacré à "The Turn" (génial) :
Merci à Spoka pour le disque :-)

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