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9 Avril 1821 : Charles Baudelaire

Par Woland

9 avril 1821, Paris : naissance de Charles Baudelaire, critique et poète.

De son père, mort trop tôt, Baudelaire gardera un souvenir qui, allié à l'amour qu'il porte à sa mère, le fera haïr son beau-père, le colonel Aupick à un point tel que, lors des émeutes de 1848, il déclarera crûment souhaiter voir les insurgés s'en prendre à lui.

Renvoyé pour une peccadille du lycée Louis-le-Grand en 1839, il a tout juste vingt-et-un ans lorsque Aupick le fait placer sous tutelle judiciaire, arguant de l'incapacité du jeune homme à gérer son budget personnel.

Pour le poète, l'humiliation est grande mais bien pire encore est cette servitude qui le condamne à vivoter tristement, toujours à la merci de la bonne volonté de son tuteur.

En 1857, paraissent "Les Fleurs du Mal" dont les 500 exemplaires font scandale. Le poète est poursuivi en justice pour "outrage aux bonnes moeurs" et, moins chanceux que Gustave Flaubert, est finalement condamné à une forte amende ainsi qu'au retrait de sept poèmes jugés particulièrement indécents. Parmi eux : "Lesbos" et "Femmes damnées."

Il faudra attendre 1866 et la possibilité d'une édition hors de France, à Bruxelles, pour que les poèmes exclus soient enfin réédités sous le titre "Les Epaves."

Désormais installé en Belgique, Baudelaire s'y déplaît et y écrit quelques pièces vengeresses contre l'état d'esprit, à ses yeux trop bourgeois, trop figé, des habitants du pays.

Alors qu'il visite l'église Saint-Loup, à Namur, il est pris d'un malaise dû à la syphilis qu'il traîne depuis déjà quelques années. Rapatrié à Paris, il y meurt le 31 août 1867. Il est enterré au cimetière de Montparnasse, près de sa mère et ... de son beau-père.

Laissons aux théoriciens le soin d'analyser son oeuvre et d'y traquer les influences flagrantes, telle celle de Victor Hugo. A dire vrai, pour être sensible à la beauté des poèmes de Baudelaire, il faut surtout les lire et s'y immerger.

Ils constituent un mélange de classicisme et de modernisme absolument unique, où l'équilibre demeure quasi parfait en dépit du caractère extrémiste des thèmes choisis.

La poésie baudelairienne est un miracle devant lequel on ne peut que s'incliner et adorer. Et, comme tous les miracles, elle ne se comprend pas : elle est, c'est tout. ;o)


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