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Twitter n’est pas Facebook. A propos de bruit et de network models.

Publié le 23 mars 2009 par Lilzeon

Twitter par-ci, par-là. Formidable, citoyens ! Le monde pense, fume, respire, s’inspire de Twitter. Twitter pourrait battre l’ogre Facebook. Enfin un ennemi solide à Mark Z. (accessoirement, on oublie du jour au lendemain tous les autres réseaux, mais passons). Pourtant, l’affrontement-bulle FB vs Twitter n’aura pas lieu.

Reprenons un peu l’analyse de Christian. Facebook est partiellement basé sur les réseaux “implicites”. Les réseaux implicites ne veulent pas dire “statiques” : un réseau implicite est en gros basé sur ton carnet d’adresses réelles : le numéro de môman, de ton avocat, de tes amis, collègues (et encore pas tous), les amies de ta petite copine (pas toutes, heureusement), les gens que tu pourrais inviter sans problème à la maison, ou rencontrés à une soirée. En clair, le réseau implicite est basé sur tes activités sociales “réelles“. Le modèle de réseautage Facebook est aussi basé sur le réseau “explicite” : un réseau avec un objectif, du type dragouiller une jeune et jolie égérie, faire du business, prévoir un rendez-vous en amont d’un événement avec un interlocuteur qui a annoncé sur une source tierce qu’il va participer à tel ou tel salon…Du “networking” au sens Grande Ecole du terme. Et sur Facebook, une partie de ces raisons “explicites” commencent à nous agacer : les demandes d’amitié injustifiées si ce n’est une confusion avec Adultfriendfinder, des tentatives intrusives de chasseurs de tête de rentrer en contact avec nous (NB : le standard de l’accueil marche mieux).

Twitter est en revanche sûrement plus basé sur des réseaux explicites : j’ai une raison explicite de suivre le compte du NYTimes, de suivre mes collègues, d’entrer en relation en ce qui me concerne avec quelques référents dans les médias sociaux. Ce bruit est bon. Et arrive généralement ensutie le problème suivant : quand le réseau implicite “rentre” dans le réseau explicite. Le bruit est trop fort pour être interprété, donc l’usage social est nul et du côté du réseau explicite et du côté du réseau implicite. Il y a certes autant d’usages de Twitter que d’individus l’utilisant. Mais il y a pourtant un point critique commun : à partir d’un seuil de son trop fort, on doit baisser le volume.

Facebook commence à penser “flux”, et “social”. Est-ce que ça met en danger Twitter ? Non car il y a un bouclier appeler réseau implicite qui le protège. Tu peux pas surcharger tes amis “réels” avec tes activités sociales explicites. Ce serait juste too much. Le bruit perdrait de sa valeur pour nos amis. Et en même temps, si tu commences à partager tes photos perso sur Twitter, tu donnes des détails implicites de ta vie qui ne correspondent pas à des logiques explicites. A moins que tu ne sois voyeur, ou que ce soit ton métier.

Facebook n’est pas Twitter. Et au demeurant Twitter ne veut pas être Facebook. Quid du lien avec les moteurs de recherche ?

“Without knowing it, Twitter is quickly becoming the best search engine out there (watch out Google!). It is powered by people you know (or are connected to) and it is full of smart people. Very smart people. On top of that, we are able to harness the infamous wisdom of crowds to get a response. There have been times where multiple people have provided pieces of the answer that together paints a perfect picture. There have even been debates that have lead to various answers that provide color and perspective.”

…car basé sur l’analyse humaine, une sorte de “fonction wiki” à grande échelle basée sur les affinités des différents réseaux explicites se manifestant sur Twitter.

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