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Catherine et Eric accueillent une petite fille depuis trois ans.

Publié le 04 avril 2009 par Zench

OdileHenry.jpgAjda, 7 ans, et la famille d’accueil, qui comptait déjà deux garçons, vivent « une belle aventure »

Catherine et Eric ont accueilli la petite Ajda (un prénom d'emprunt), il  y a trois ans: "Nous avions déjà deux garçons faits maison et nous souhaitions agrandir la famille", explique Catherine.  Eric poursuit: "Les parents d'un copain de notre fils aîné avaient accueilli un enfant. Ils nous ont donnés envie de faire la même chose."


Apres en avoir fait la demande à l'association Odile Henry, les parents ont été suivis pendant plusieurs mois par une équipe pluridisciplinaire qui a analysé leurs habitudes de vie dans le but de trouver un enfant qui se plairait dans le foyer.

C'est Ajda, quatre ans à l'epoque, qui a été choisie pour séjourner dans la famille.

"Ma maman est fofolle", explique Ajda. Comme sa maman n'était pas capable de la prendre en charge, la fillette a été placée en pouponnière, au "Pierrot" entre l'âge d'un an et demi et trois ans et demi.
"Quand on veut un enfant, on va au Pierrot", dit Ajda tout sourire.  Son papa intervient: "Dis Ajda, ce n'est pas du shopping!".
L'intégration d'Ajda dans la famille s'est faite par petites touches: "On passait une après-midi avec elle au début. C' était difficile, quand on la ramenait au home, elle était stressée. Elle toussait beaucoup."


Quand elle s'est enfin installée dans la belle maison de Bruxelles, "Ajda a tout fait pour nous plaire, elle était une enfant parfaite. Maintenant... elle s'est révélée", éclate de rire Catherine. C'est-à-dire qu'elle fait des bêtises comme tous les enfants".


A la pouponnière, la petite fille était très souvent malade, dans la famille, elle est au top de sa forme. Et elle travaille bien à l'école: "Je suis en première primaire et je sais lire depuis Noël", s'enorgueillit-elle.  Sa deuxième maman admire "sa capacité de s'ensortir".


"Nous faisons grandir un enfant"


Ajda est d'origine kurde et ses parents pratiquent la religion musulmane. Catherine et Eric se sont mis d'accord avec les parents de la petite fille sur la question du respect des interdits alimentaires, entre autres. Ce a quoi, le papa, décédé depuis lors, avait repondu: « Si vous mangez des spaghettis bolognaise, elle peut en manger aussi! ».


Les parents d'accueil expliquent qu'il n'y a pas de rivalités entre eux et les parents d'Ajda: "Nous faisons grandir un enfant.  Nous l'avons tous compris, eux comme nous", expliquent-ils.

Ils regrettent que la plupart des personnes se tournent vers l'adoption, alors qu'il y a tant d'enfants dans les pouponnières qui n'attendent qu'une famille d'accueil et de l'amour! "Nous avons converti une famille en attente d'adoption. Elle a accueilli un garçon qui était dans une pouponnière et qui n'attendait que ça", raconte le couple.

"Beaucoup veulent que leur enfant porte leur nom.  Mais la filiation, c'est naturel.  Ajda nous appelle papa et maman, sans que nous lui avons jamais demandé", explique encore Eric.  II poursuit: "Plus tard, nous pourrions avoir la possibilité d'adopter Ajda.  Mais il n'y a pas d'intérêt à ce qu'elle porte notre nom. C'est facultatif par rapport a l'aventure que nous vivons."

 

Source : La Libre Belgique. 01.04.2009


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