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Le festin de l'orque

Par Céline

festindelorqueStuart Harrison
Albin Michel
347 pages

Résumé:

Saint George. Une île au large des côtes du Maine, un lieu préservé où l'on vient chercher la paix, où l'homme vit en harmonie avec une nature à la fois généreuse et redoutable. Un fragile équilibre, rompu par un coup de feu dans la nuit et la mystérieuse disparition d'un marin pêcheur. Derrière le doute et la suspicion qui peu à peu rongent la petite communauté; se cache un terrible secret, partagé par deux femmes et un homme bien décidé à élucider le mystère. Tandis que la tension monte et que s'exacerbent les passions, les thons bleus qui sont la richesse de l'île reviennent dans le golfe, suivis de leurs prédateurs naturels: les orques.

Mon commentaire:

Les romans de Stuart Harrison parlent toujours de la nature. Les hommes et les animaux sont toujours très proches et les grands espaces, qu'ils soient marins ou de glace, font partis prenante du roman. J'avais beaucoup apprécié ma lecture du premier roman de l'auteur, Le faucon des neiges. Ce roman-ci est dans la même veine, même si le premier demeure mon préféré. Nous abandonnons les espaces glacés et les oiseaux pour côtoyer la mer, les pêcheurs et des bancs de thons et d'orques. Le roman est construit comme une enquête dont les fils se dénouent à la toute fin de l'histoire. En arrière-plan, nous sommes témoins de la vie d'un petit village de pêcheurs, déchiré entre le progrès qui mènerait à la construction d'hôtels de vacanciers qui pourraient leur donner un gagne-pain plus profitable, et l'amour de la pêche, de la nature, de la tranquilité, qui n'a aucun prix pour certain. Même si le poisson se fait rare. Même si des amis de longue date se déchirent et se querellent sur l'avenir de leur village. Un bon roman, un décor enchanteur et un suspense qui conserve bien l'intérêt. Vivement un prochain roman de Stuart Harrison!

Une citation:

"Peu importait le tournant que prendrait sa vie personnelle, elle aimerait toujours son île, et la mer. Son refuge c'était le paysage, la solitude des criques boisées qui bordaient la côte, l'océan aux mille costumes qui la nourrissait et qui changeait de couleur avec les saisons, les jours, et même avec le passage d'un nuage. Elle respectait l'océan, le cycle de la vie en son sein et alentour, et elle avait toujours su que, si elle le traitait avec respect, si elle ne lui prenait que ce qu'il pouvait se permettre de perdre, il la protégerait." p.122


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