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CSA : Conseil Sans Attributions ?

Publié le 12 avril 2009 par Davidme

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Bonjour cher lecteur,

En guise de lecture de week-end, voici avec quelques heures d’avance, le billet d’humeur de CB News N°1009 qui paraît le 14 avril.

“Dure semaine pour le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. A l’issue de la semaine dernière les plus méchants iront jusqu’à désormais le surnommer Conseil sans Attributions. En effet, Michel Boyon et ses huit sages ont subi deux camouflets qui démontrent si besoin en était que son pouvoir est de plus en plus limité. Malgré quelques questions (im)pertinentes, l’audition de Jean-Luc Hees candidat de l’Elysée en a été une illustration douloureuse. Désinvolte et pour le moins léger sur les dossiers stratégiques, Jean-Luc Hees, fort de la légitimité que lui confère l’onction présidentielle aurait presque pu chanter une chanson aux sages que le vote lui aurait tout de même été favorable. Les sages n’ont d’ailleurs pas attendu la fin du délai qu’ils s’étaient donné pour annoncer leur décision. Cette première séquence confirme s’il en était besoin, le peu de cas que Nicolas Sarkozy se fait du rôle de régulateur du CSA. Il est vrai que le chef de l’Etat aime particulièrement tout régler personnellement. Ce qui lui est, en la circonstance, d’autant plus facile que CSA le laisse faire. Certes, tous nommés par “les droites”, les actuels sages pourrait quand même montrer  leur révolte face à une réforme –celle de l’audiovisuel public – qui leur enlève leurs principales attributions.
Mais l’attitude des conseiller était déjà éclairante dans la gestion du temps de parole présidentiel. Alors que le CSA appliquait scrupuleusement la volonté élyséenne en ne comptabilisant pas le temps de parole du président dans la majorité, le conseil d’Etat l’a renvoyé à ses chères études. Prudent et secoué par tant de remous, le CSA a déclaré qu’il appliquerait un nouveau comptage après les élections européennes. Laissant ainsi tout le loisir à Nicolas Sarkozy de s’exprimer pendant la campagne. Décidemment, on peut se demander si les sages ne sont pas trop sages”.
David Medioni


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