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Démocratie…

Publié le 14 avril 2009 par Jfa

Il est de bon ton, dans une partie de la caste parisienne des journalistes médiatiques, de se gausser des craintes relatives à l’exercice des libertés dans notre pays.

La démocratie est inséparable de la séparation des pouvoirs et de l’existence de contre-pouvoirs. Elle est aussi inséparable des libertés individuelles et publiques. La liste des atteintes à ces trois principes commence maintenant à se faire longue.

Ne revenons pas sur le scandale démocratique qu’a constitué le Traité simplifié adopté par les députés, contre la vox populi du référendum. Glissons sur le savant jeu des mutations des juges et procureurs qui garantit aux amis du pouvoir une impunité à peu près totale, bricolage qui sera complété par la disparition des juges d’instruction. Oublions la valse des Préfets et des Recteurs qui aboutit à la mise en place de domestiques dociles à Sa Suffisance. Ne parlons pas des nouveaux  “Délégués du Préfet” (6 rien que dans le 06), nouveaux missi dominici sarkoziens chargés de fliquer, en son nom, les relations entre les administrations sur le terrain quant à l’application des volontés de notre Génial Guide.

Ne nous étendons pas sur la main-mise sur les médias, privés du fait de la dévotion du Medef et des “amis”, et publics par le fait du Prince qui désigne maintenant directement ses héraults. Il faut que le Conseil Constitutionnel s’émeuve de l’abus d’envahissement des ondes par le Président pour que le CSA, après avoir avalisé toutes les demandes présidentielles en termes de nominations, rejette après les Européennes un semblant cosmétique de remise en ordre.

Citons encore, pour la bonne compréhension des choses, la quasi disparition du gouvernement dont les membres sont sommés, il semble que ce soit leur principale occupation, de répéter sur tous les médias les argumentaires mis au point à l’Elysée. N’oublions pas le Parlement, dont l’activité devait être réhabilitée par la révision constitutionnelle (passée grâce à Jack Lang), qui se débat dans une inflation législative orchestrée alternativement par les poussées d’urticaire d’une opinion chauffée par les médias et les exigences du Cac 40.

Le charcutage électoral qui se prépare et dont j’avais déjà parlé il y a un mois, là, n’est qu’un degré supplémentaire dans la température de la marmite dans laquelle nagent les grenouilles que nous sommes devenus. Nous sommes maintenant dans une royauté élective gagnée sur la base de promesses mensongèreset sanctifiant le fait du Prince.

Pourtant, toutes les promesses électorales du “Président du pouvoir d’achat”, celui qui irait “chercher la croissance avec les dents”, avec lequel les voyous seraient enfermés, … apparaissent maintenant, crise aidant, dans leur démagogie la plus nue, laissant place au valet du Cac 40.

Pour combien de temps encore ?

- “La bulle Geithner”. Blog de J. Attali. Eh bien, cela promet… Ce que dit J. Attali est à rapprocher de l’annonce de Goldman Sachs telle que l’annonce Le Monde.

- “Paradis fiscaux: les Anglais nous ont bien eu !”. Eco 89. “Car si les autres dispositions du G20 apparaissent progressivement aussi vides que celle sur les paradis fiscaux, l’effet positif de cet accord sur la confiance des acteurs économiques s’estompera aussi vite qu’il a pu apparaitre.

- “Les ventes dans l’immobilier sur la Côte d’Azur, deuxième marché de France après Paris, ont reculé de 22% en 2008″. Reuters/Le Monde.


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