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10 non-sens de l'allaitement

Publié le 19 avril 2009 par Lesimparfaites
10 non-sens de l'allaitementLa Presse publie aujourd'hui un dossier très intéressant sur les revers de l'allaitement. Pour souligner ce grand jour, nous avons pensé faire la lumière sur ces vérités absolues dont on nous abreuve dès les premiers mois de grossesse.
Voici quelques affirmations -toutes tirées de livres et de sites web d'organisations faisant la promotion de l'allaitement- revues à la sauce (Z)imparfaite.
1. L'allaitement, c'est accessible, on peut donner le sein à notre enfant partout!
Sauf quand tu fais une mastite et qu'on te conseille de donner le sein en position de la louve, soit à quatre pattes sur un lit. Là, c'est non seulement en public qu'on ne veut plus allaiter, mais même devant nos chums! On s'entend qu'avec un petit bébé naissant, y'a pas que les seins qui manquent de tonus!
2. L'allaitement, c'est une belle occasion de vivre un moment privilégié avec son enfant.
Sauf quand on veut tirer notre lait pour une petite sortie, et qu'on a bébé sur un sein, le tire-lait sur l'autre. On s'entend qu'on est pas très centrée sur le développement d'un lien d'attachement fort et immuable mais plutôt sur le nombre d'onces qu'on a accumulé pour notre soirée de liberté!
3. L'allaitement maternel exclusif est recommandé pendant les six premiers mois de la vie.
Mais c'est justement pendant ces six premiers mois qu'on a besoin de prendre l'air! Mais honte à celles qui osent remplacer le mamelon par le biberon pour prendre soin de leur santé mentale! Coudonc, c'est le contenu ou le contenant qui prime? Y a-t-il des propriétés secrètes dans le mamelon qui augmenteraient fulgureusement le QI de Junior chéri?
4. L'allaitement, c'est tellement beau et naturel.
Sauf quand on a un jet de lait de 30 centimètres qui sort d'un sein pendant l'allaitement, qu'on essaie tant bien que mal de stopper avec 8 compresses d'allaitement double épaisseur glissées dans un soutien-gorge qui n'a rien de beau, ni de naturel non plus. Ou à l'autre extrême, quand ça fait plus de 3 heures qu'on a bébé au sein et que bébé hurle parce qu'à peine une once de lait est passé de notre sein à son petit bedon.
5. L'allaitement, ça prévient les allergies et l'asthme.
Alors expliquez-moi pourquoi le fils de So, notre (Z) imparfaite invitée, qu'elle a allaité pendant 18 mois, est plus malade et allergique que ceux de ses copines qui n'ont pas allaité? A-t-elle a droit à un remboursement de ses pompes de Ventolin et de Flovent pour fausse représentation? Comme c'est la santé publique qui recommande l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, nous suggérons qu'elle puisse passer en priorité à l'urgence lorsque son fils est en difficultés respiratoires!
6. Allaiter bébé à la demande, c'est ce qu'il y a de mieux.
Esclave dès la naissance, c'est vraiment ce qu'il y a de mieux?! À la demande? Encore ici, de leur propre aveu, si plusieurs mamans de notre entourage avaient appliqué ce principe durant leur allaitement, elles auraient eu leur enfant au sein 23 heures sur 24 durant au moins deux mois. On vous laisse imaginer le résultat sur leur moral!
7. L'allaitement maternel réduit le stress chez la mère

Ben oui! C’est vraiment reposant d’allaiter 23 heures sur 24! Voir la règle numéro 6.
8. Allaiter, c’est donner l’aliment santé par excellence au bébé.

Et si on se bourre la face de chips, de frites, de hot-dogs, de plats congelés et de Pepsi, est-ce que ça compte aussi? On est perplexe: même les mères qui fument sont encouragées à allaiter MAIS quand il s'agit de tirer une puff vaudrait mieux qu'elle ne soit pas dans un rayon trop près de son bébé. C'est quoi? Le sein ne compte pas?
9. Travailler et allaiter, c'est possible!

Oui! Mais qui a envie, après un congé de maternité d'un an sans socialisation avec des adultes, de passer ses pauses et son heure de dîner ploguée sur un tire-lait ou à courir à la garderie pour donner le sein au petit?
10. L’allaitement: minimum un an... Maximum: aussi longtemps qu’on le désire.
Surtout, ne mettez pas de date d'expiration exprès pour qu'on culpabilise et qu'on continue «un p'tit mois de plus». Rendu à trois ans, le «on», c’est pour qui au juste? L'enfant ou la maman incapable de s'en détacher?

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