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La Tête dans les étoiles - 02

Publié le 19 avril 2009 par Vance @Great_Wenceslas

« Les rapidos » forment une série de billets qui, à défaut d'envie, de passion ou d'enthousiasme—même devant des œuvres de qualité—cherchent à dresser un bref portrait de quelques films dont les revendications intrinsèques ou le contexte de visionnage et/ou d'écriture n'appellent pas dans l'immédiat un développement subjectif plus conséquent.

La tête dans les étoiles- 02

Des rapidos par TWIN

La Tête dans les étoiles - 02
Twilight **

Un film de Catherine Hardwicke (2008).

Visionné au Cinéma.

Sans décevoir ni enthousiasmer, le film sait s'apprécier hors de tout enracinement lié à l'effet de mode médiatique que crée le succès en librairie. Le premier acte est assez mal construit et bien trop elliptique, alors que la dernière ligne droite prend pas mal aux tripes par son dynamisme formel (dommage seulement que les enjeux soient si mal exploités). Le couple vedette est plutôt attachant et tire les rênes d'une œuvre à la mise en scène extrêmement pauvre, stérile et stéréotypée. A contrario, j'ai aimé le souci du détail, l'émotion douce et sincère ; la non-conventionnalité de certains (extra) humains, détournant les poncifs du cinéma adolescent. Attention à ne pas gâcher les suites potentielles par trop de pauvreté d'adaptation, un format tronqué et des mises en scènes désincarnées...

> voir aussi la chronique de Jennifer sur le roman d’origine.

La Tête dans les étoiles - 02
La Belle au bois dormant ***

Un film de Clyde Geronimi (1959).

Visionné en blu-ray zone B.

Ce morceau patrimonial a de façon bizarre essentiellement retenu mon attention pour la qualité de sa restauration sur Blu-ray, et par le débat esthétique qui en découle. J'ai d'abord été époustouflé par la netteté de l'image et la palette des couleurs avant qu'une discussion dans le milieu professionnel, d'où remontait des avis bien moins enthousiastes que le mien, ne me fasse déchanter. Ce Blu-ray est sublime, mais il ne représente pas l'œuvre et surtout son contexte de production. C'est trop beau, les couleurs étant boostées au point que la copie rejoint plus le lissage et la propreté d'un encodage Quick Time que le grain de celluloïds peints à la main. Le film lui-même reste ce qu'il a toujours été : une œuvre au classicisme anguleux et dont les morceaux de bravoure découpent un léger ennui en apesanteur tout du long des 70 minutes de métrage. 

La piste son, très claire, est avant tout mixée sur les avants, comme la copie stéréo six pistes 70mm exploitée dans quelques cinémas à la fin des années 50.

La Tête dans les étoiles - 02
Wall.e *****

Un film d'Andrew Stanton (2008).

Visionné en blu-ray zone B.

Deux heures qu'on voudrait ne voir jamais se terminer. Une œuvre maîtresse qui s'affirme au fur et à mesure des séances comme un film d'animation précieux, mais surtout comme un des plus beaux monuments de science-fiction humaniste depuis le film préféré de Vance. Suivre Wall.e, c'est épouser le regard innocent et tendre d'un petit être qui a la chance de s'étonner, qui croit en la bonté et qui cherche à reconstruire la notion d'être humain. Il sait regarder les étoiles et s'en émerveiller, et il est prêt à nous prendre par la main pour nous guider. Il y a du Beau dans ces images, tout comme il y a du génie dans cette mise en scène. On a toujours dit que le Feu Sacré était chez Pixar mais, avec Wall.e, c'est toute la quintessence du cinéma qui fait film.

La performance technique est la plus enthousiasmante dont je peux témoigner. Prière de ne rater aucune bonus : il n'y a rien à jeter, il y a surtout tout à apprendre.

> voir aussi la chronique de Vance sur le film au cinéma.


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