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Ce soir ? Je ne peux pas, j’ai censure

Publié le 20 avril 2009 par Mcabon

Le tableau de Magritte version bienpensance

Le tableau de Magritte version bienpensance

A l’occasion d’une rétrospective sur Jacques Tati, la pipe que le réalisateur portait à sa bouche sur une photo disparaît pour satisfaire une demande de la RATP qui accueillait les affiches publicitaires (voir la chronique d’Alain Korkos pour Arrêts sur Images). Le motif invoqué est celui du respect de la loi Evin. Même l’auteur de la loi, Claude Evin, se dit indigné d’une telle interprétation qui réduit, paradoxalement, la portée de ce disposotif anti-publicité pro-tabac.  Ce n’est pas la première fois que la RATP agit de la même manière. Des affiches pour le film Anges et Démons, une Une de Courrier International sur Nicolas Sarkozy, et j’en passe, sont passés sous les fourches caudines de la bienpensance de la RATP et de sa régie publicitaire Métrobus. Un peu partout se développe cette censure, et sa version force 10, l’auto-cernsure. Au lieu d’éduquer au respect, à l’ouverture, on interdit ce qui se pourrait choquer une minorité de personnes engoncées dans leurs certitudes. De peur d’être poursuivi par trois gueulards et deux curetons, quelques radicaux et beaucoup de mauvaise foi, les institutions cèdent peu à peu à cette extrêmisme obscurantiste qui déclare avec véhémence que toute pensée polémique ne doit pas être exposée aux yeux et aux oreilles du public. Exit donc le débat d’idées et malheur à celui qui sort du droit chemin, bienvenue en enfer.

A propos d’enfer, je remercie Jessica d’avoir contribué à cette réponse d’examen de chimie.

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