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Demain Peut-Etre - Didier Mérilhou

Par Woland

Demain Peut-Etre - Didier Mérilhou

Le Thème :

Rachel à l'image de Cendrillon cherche à combler l'absence de son père. Sous le regard de Charles elle est brûlée par une passion dévorante. Sa soeur Stella compense par une carrière brillante l'échec de son mariage avec Jean, un écrivain. Celui-s'enfuit à Paris, rencontre une comédienne ravissante. Il reçoit un coup de téléphone anonyme menaçant de mort sa femme. Alors qu'il sort de son appartement celui-çi explose. Tous les personnages de ce roman sont rattrapés par leur passé. Quel sens donner à sa vie? Peut-être faut-il écouter comme St Amand le bruit des ailes du silence qui vole dans l'obscurité.

J'ai téléchargé ce roman deux fois, je l'ai lu, je l'ai relu, cherchant à fixer le sens des événements relatés mais je n'y suis pas parvenue et j'en suis sortie profondément insatisfaite.

Il est vrai que le passé hante à peu près tous les personnages et que, du fait de leur rapport de parenté ou/et de travail (Rachel est la soeur de Stella, celle-ci est le bras-droit de Charles, lequel a épousé Rachel alors que Stella épousait Jean, qui a, depuis le pensionnat, un contentieux avec Louis qui, lui-même, n'a qu'une seule ambition, la vengeance. Alors qu'il était encore au collège, Jean a en effet attiré Louis, surveillant à l'époque, dans un escalier où était tendu un fil de pêche. Louis a fait une chute mémorable, bien entendu et son orgueil en a pris un coup. Donc, en bonne logique, c'est de Jean que Louis devrait souhaiter se venger. Pourtant, c'est sur Charles et son entreprise qu'il met le paquet. Est-ce parce que Charles a épousé Rachel - dont il tente d'ailleurs de faire sa maîtresse ? ... J'avoue avoir perdu le fil et pourtant, honnêtement, j'ai essayé de le conserver), les intrigues s'entrecroisent de façon inextricable.

L'auteur, on le sent bien, est à fond dans ce qu'il écrit et le problème vient peut-être de là. En effet, on dirait que sa concentration est telle qu'il oublie de mentionner, à côté de tout ce qu'il confie au lecteur sur ses personnages et leur parcours, toute une foule d'événements et de détails pourtant primordiaux si l'on veut suivre l'action. De surcroît, celle-ci est menée tambour battant, dirai-je, un peu comme au théâtre, avec des raccourcis terribles qui donnent la sensation de brûler les étapes. On se croirait dans un kaléidoscope avec tout ce que cela implique de déstabilisation et d'éblouissement confinant à l'aveuglement partiel. Ou alors, c'est comme si le lecteur avançait dans l'ouvrage les yeux bandés.

C'est dommage car cela prive les personnages de toute réelle profondeur. Comme on ne saisit pas leurs motivations exactes ou alors seulement le quart d'entre elles, on les voit s'agiter un peu comme des automates ou des marionnettes. A peine a-t-on l'impression de commencer à approfondir avec l'un qu'on se retrouve face à l'autre et que tout est à refaire.

A moins qu'il ne s'agisse d'un parti pris de l'auteur. Auquel cas, cet avis prouverait simplement que je suis réfractaire à ses procédés, c'est tout - on ne peut ni tout aimer, ni tout comprendre et il faut de tout pour faire un monde. De toutes façons, mon avis reste un avis personnel et donné dans le cadre du Prix Alexandrie 2009, ne l'oublions pas. ;o)


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