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Chéri (2009)

Par Eric Culnaert

Chéri sur la-fin-du-film.comEt à la fin il meurt

Léa de Lonval est une belle courtisane renommée de la Belle Epoque, mais qui se fâne doucement…bon, ça reste Michelle Pfeiffer, exceptionnelle à son âge, mais passons. Son « amie » la perfide et obèse Charlotte Peloux (Kathy Bates) est une sangsue qui a fait fortune sur le dos de ses protecteurs, et n’a pour seul intérêt qu’un fils insolent et sublime, Fred (Rupert Friend), alias Chéri.

Chéri et Léa (qu’il surnomme Nounoune, très fun en VO) se connaissent depuis toujours, mais tout à coup, lassés chacun de leur vie de patachon vaine, se mettent ensemble. Elle pourrait être sa mère, mais comme elle fait son éducation (artistique, manières, et plus car affinités), Charlotte laisse faire, et ce qui ne devait être qu’une amourette dure 6 ans, au final…jusqu’à ce que la daronne du jeune crétin décide de le marier à une cruche de 18 ans fraîchement émoulue du couvent, fille d’une vipère ultra-friquée de sa connaissance…. Sacrée Charlotte, on se refait pas.

La noce a lieu, Nounoune est dévastée et part se consoler dans les bras d’un jeune éphèbe à Biarritz, tandis que Chéri convole en justes noces pour l’Italie avec son oie blanche. Aucun n’est heureux, tous deux sont jaloux de l’autre, mais bon, il faut faire avec. Et puis Chéri rentre à Paris, annonce qu’il quitte sa femme, ce qui fait frémir Charlotte et rentrer dare-dare Nounoune… chassé-croisé de rigueur, les deux amants terribles tombent dans les bras l’un de l’autre, et organisent leur fuite en amoureux maudits.

Mais au petit matin, Chéri hésite, tergiverse, et renonce à son projet : motif : Léa a (trop ?) vieilli et l’infantilise malgré elle, aucun avenir d’homme n’est possible pour lui avec elle, alors ils se quittent, brisés. Léa attendra – en vain- son retour.

Epilogue : Chéri part à la guerre, et revient indemne – ironie du sort… mais c’est là qu’il comprend qu’il ne pourra finalement jamais aimer une autre femme que Léa – Nounoune… et fort de ce constat… il se met une balle dans la tête. Voilà voilà, film somptueux de Stephen Frears au mieux de sa forme, adaptation fidèle de Colette, un vrai bonheur qui courtise les yeux des chroniqueurs d’Allociné.


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