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Le crime de Paragon Walk

Par Céline

3crimeparagonwalkAnne Perry
Série Charlotte et Thomas Pitt tome 3
10/18
315 pages

Résumé:

Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l'inspecteur Pitt, chargé de l'affaire, se heurte à l'hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l'élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges.

Mon commentaire:

Au fil des différents romans qui composent cette série, nous prenons plaisir à côtoyer et voir évoluer les personnages principaux: Thomas et Charlotte Pitt ainsi que la soeur de Charlotte, Emily et son mari Georges. Leurs couples évoluent, changent, leurs familles s'agrandissent. Anne Perry nous offre un portrait des familles bourgeoises de cette époque, confinées dans les rigides conventions qu'impose cette société. La famille d'Emily évolue dans cette sphère confinée et dégoulinante d'hypocrisie, alors que Charlotte doit composer avec un revenu moindre de femme de policier et du dédain que suscite sa position d'inférieure. Cependant, je trouve adorable sa relation avec Thomas, qui est sincère et empreinte d'amour. Ils forment en quelque sorte un roc solide contre les aléas de la vie, un refuge pour Thomas contre les crimes qui peuplent ses journées, un réconfort pour Charlotte qui sait qu'elle est aimée profondément. Chez Anne Perry, tout le plaisir de la lecture repose en deux choses: un talent certain pour nous plonger dans un cadre victorien et nous faire revivre les visites de l'après-midi et l'heure du thé; et le talent de construire des trames policières bien ficelées. Ce tome renferme également quelques scènes ou commentaires mordants sur la société bourgeoise, qui sont très drôles. Il n'y a qu'à penser à la scène où Charlotte envoie valser un seau d'eau à travers la pièce... en pleine visite de courtoisie! J'adore!

Un extrait:

"Puis il songea aux taudis crasseux, grouillants, qui s'agglutinaient juste derrière ces rues imposantes, où le crime était un moyen de survie, où les petits enfants apprenaient à voler sitôt qu'ils savaient marcher et où seuls les rusés ou les forts parvenaient à l'âge adulte. Mais à Paragon Walk, tout cela était déplacé. Ici, un crime était un événement choquant, insolite, et, bien entendu, ils cherchaient tous à le désavouer." p.49


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