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La peinture, c'est comme l'écriture en plus coloré

Par Georgesf

La peinture, c'est comme l'écriture en plus coloré.

La peinture, c'est comme l'écriture en plus coloré.
Je suis allé hier soir donner un coup de main à ma femme, peintre, pour l'accrochage de ses tableaux au "Marché de l'art de la Bastille", puisqu'elle y participe (du mardi 29 avril au dimanche 3 mai, stand 52, secteur "premiers exposants").

Parmi les tableaux qu'elle expose, il y a celui-ci "L'inspiration" que j'aime beaucoup, tant il me semble raconter la condition de l'écrivain. Mais si l'on vous raconte que j'ai posé pour ce tableau, n'en croyez rien : je n'ai pas de veste rouge.

Avant l'ouverture du secteur, les exposants invités se pressaient devant la grille, et j'écoutais, car la première qualité d'un auteur, c'est d'être indiscret : il y avait peut-être là un sujet de nouvelle qui traînait. Les nouvelles traitant de la création artistique m'ont toujours paru plus agréables à écrire que les autres.

Je n'ai pas trouvé de nouvelles, mais les conversations entr'écoutées (oui, entr'écoutées : les choses que l'on aperçoit brièvement, on les entr'aperçoit. Celles qu'on écoute brièvement ont bien droit à leur néologisme, il n'y a pas de raison) , m'ont intéressé par leurs similitudes avec celles qu'on grappille dans les salons du livre :"Pour être pris dans une bonne galerie, il faut avoir des relations" (remplacer galerie par éditeur). "Les critiques d'art, ils ne font des papiers que sur les peintres qu'ils connaissent déjà" '(remplacer critique d'art par critique littéraire). "Quand je vois ce qu'il fait peindre pour vendre cher, je préfère peindre pour moi" (remplacer peindre par écrire). "Dans ce marché, si tu n'as pas un bon emplacement, tu ne vois personne" (remplacer marché par salon). La peinture, c'est comme l'écriture.

Mais c'est plus coloré : la plus belle image du marché de l'art, c'est celle des artistes se pressant avec leurs merveilles sous le bras : sculptures en fil de fer, panneaux géants, oeuvrettes de 10 cm de côté, poupées repeintes. L'art, c'est quand même plus drôle à regarder, vu de loin.

Allez faire un tour au Marché de l'art, et allez voir ce qu'expose Mercedes Gómez-Flipo. Son stand est le N°52, mur de droite, boulevard de la Bastille, côté Seine ; l'entrée de ce secteur est gratuite. Et dites-lui de ma part que ce qu'elle peint est très beau. Quand je le lui dis directement, elle croit que j'ai quelque chose à me faire pardonner


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