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les Quatre Filles du Dr March

Publié le 28 avril 2009 par Vance @Great_Wenceslas

Un film de Mervyn LeRoy (1949) avec June Allyson, Janet Leigh & Liz Taylor

les Quatre Filles du Dr March

Résumé : C'est l'histoire de quatre jeunes filles, Margaret (appelée Meg), Joséphine (appelée Jo), Elisabeth (appelée Beth) et Amy. Elles vivent aux Etats-Unis avec leur mère et une fidèle domestique appelée Hannah. Elles appartiennent à la classe moyenne de la société. L'histoire se passe pendant la guerre de Sécession. Leur père, nordiste, est au front. Parce qu'il avait aidé un ami dans le besoin, il s'est ruiné et sa famille subsiste tant bien que mal, mais elle fait contre mauvaise fortune bon cœur. Or, c'est bientôt Noël...

Il existe de nombreuses versions de cette histoire de Louisa May Alcott, autant au cinéma qu'en film TV ou même en série animée. Celle de Mervyn LeRoy est ma préférée pour plusieurs raisons :

- On y voit des actrices exceptionnelles.
Liz Taylor et Janet Leigh y sont d'une beauté à couper le souffle, chacune à leur manière, l'incarnation angélique d'une perfection féminine. Je n'aurais pas assez d'une page de blog pour crier au monde l'éblouissante candeur du visage d'Amy, interprétée par une Liz auréolée de grâce mais dont l'innocence commence déjà par faire place à une certaine séduction consciente. Janet, plus " classique ", m'étonne encore par la ciselure de ses traits et l'humble majesté de ses poses. June Allyson, elle, qui avoue que c'est un de ses films préférés, est toujours aussi passionnée et investie dans son rôle. Une anecdote connue l'évoque en larmes alors qu'elle jouait la scène où sa petite sœur lui disait qu'elle n'avait pas peur de mourir : l'impact du jeu de sa jeune partenaire ( Margaret O'Brien) l'a tant fait pleurer qu'elle avait dû rentrer chez elle et attendre de se remettre pour reprendre le tournage.

- On y voit des décors de studio aussi naïfs que superbes, de la (fausse) neige partout, des robes à crinoline, un véritable conte de Noël dans l'esprit victorien, avec ces maisons en bois aux poutres ornées, ces lampadaires antiques, ces boutiques d'un autre âge - un peu dans le même esprit que ceux de
Kiki, la petite sorcière.


- On y voit une mise en scène un peu pompeuse mais très proche des comédiens, axée sur les sentiments et les dialogues, qui donne un côté suranné, entre le théâtre filmé et le classique indémodable. Le zone 1 possède en bonus des extraits audio de la pièce de théâtre avec les mêmes actrices, à ce qu'il me semble - on y reconnaît la voix de gorge inimitable de June Allyson - c'est stupéfiant, parfois kitsch, souvent candide sans parvenir à être niais.

Ici, le film prend quelques raccourcis (notamment sur le voyage en Europe, développé dans d'autres versions, où Amy rencontre Laurie) et met clairement en avant Jo et Meg. Il se construit par petites scènes délicates au fort potentiel lacrymal (comme quand Beth reçoit le piano offert par le grand-père de Laurie, une de mes préférées). La partie avec Jo à New-York est également très réussie, on prend un peu de distance par rapport à cette famille, mais toutes ces émotions sont contenues dans la seule personne d'une Joséphine qui se cherche encore et trouvera, sans le vouloir, l'oreille attentive et les conseils avisés d'un homme qui saura l'aimer sans qu'elle s'y attende. En revanche, par exemple par rapport au téléfilm plutôt bien fait de 1978 (avec

les Quatre Filles du Dr March

William Shatner !), on voit trop peu Amy (oui, je sais, mais bon, c'est Liz, quoi !).


Bref, un vrai film de Noël, l'un des plus représentatifs et réussis.


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