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Le violon noir de Maxence Fermine : un conte sombre de toute beauté

Par Lethee

Le violon noir de Maxence Fermine : un conte sombre de toute beauté

Voici venir Venise la belle et ses secrets les plus convoités. Nous sommes au XIXème siècle et Johannes Karelski, épris de musique et violoniste talentueux, se voit obligé de partir à la guerre auprès de Napoléon. Johannes est blessé et doit se reposer. C’est alors qu’il part se réfugier à Venise. Là, il fait la rencontre d’Erasmus, un luthier qui apprit autrefois la fabrication des violons au sein de la maison Stradivarius. Passionné lui aussi de musique, il aime également les échecs, l’eau-de-vie, et les femmes… une surtout.

Pendant que les deux hommes font connaissance, rôde dans l’ombre de la pièce l’étrange aura sombre du violon noir. Bientôt, les hommes devront parler des voix qui les obsèdent : celles qu’ils convoitent, celles qui les traquent, les ensorcèlent, puis celle pour laquelle les deux hommes vont unir à jamais leur destin, et leur folie.

Quel décor pouvait davantage convenir à ce conte en jeux de masques, à l’intrigue envoûtante et trouble comme les eaux de Venise ? Quel décor mieux que Venise pouvait accueillir le mystère de ce violon, geôle de toutes les voix, pièce manquante à l’échiquier brisé ? Quelle liqueur pouvait encore, mieux que l’eau-de-vie, éponger les cendres de cet opéra curieux et tendre ?

Maxence Fermine réussit là un bien savant mélange, une sorte d’Allegretto dont la désuétude charme et berce au rythme de Venise, et de ses eaux dominantes.


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