Magazine Culture

Méditations sur les mystères du rosaire

Publié le 18 mai 2009 par Hermas
LES MYSTERES JOYEUX
médités le lundi et le samedi

L'évangile de saint Luc est le plus riche sur l'enfance de Jésus. Son symbole est le taureau, un des quatre êtres vivants qui entourent le trône de Dieu dans l'Apocalypse de saint Jean.
Médecin d'origine païenne, Luc est le compagnon de Paul dans ses voyages.
Ses qualités littéraires, sa délicatesse, et la joie qui l'habite, et qu'il veut communiquer, de la venue parmi les hommes du Fils de Dieu pour leur salut, se déploient dans les deux parties de son oeuvre, le troisième évangile et les Actes des Apôtres.
Le premier cycle du Rosaire est caractérisé par la joie qui rayonne de l'événement de l'Incarnation. Cela est évident dès l'Annonciation, avec le salut de l'Ange Gabriel à la Vierge de Nazareth : «Réjouis-toi, Marie». C'est une note d'exultation qui marque la rencontre avec Elisabeth lors de la Visitation. Une atmosphère de liesse baigne la Nativité ou naissance de l'Enfant divin à Bethléem.
Les derniers mystères conservent cette note de joie mais ils anticipent les signes du drame : la Présentation de Jésus au Temple, avec la prophétie des jours douloureux, et le Recouvrement de Jésus après sa disparition pendant trois jours qui manifeste l'exigence absolue de sa mission.
MEDITATIONS SUR LES MYSTERES DU ROSAIRE (1) L'Annonciation
Luc 1,38 
Marie dit alors : Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole
Familière de l'Écriture Sainte, Marie sait que l'ange Gabriel est l'envoyé de Dieu. Elle découvre par son message la faveur extraordinaire dont elle est l'objet: elle est pleine de grâce, sans péché, immaculée. Marie, qui a le sens de la grandeur de Dieu, est bouleversée. L'Ange lui annonce qu'elle va concevoir et enfanter le Fils du Très-Haut. Marie a besoin d'être éclairée sur ce qui va s'accomplir en elle. L'ange lui dit alors : «L'Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre», dévoilant ainsi le sens caché de la prophétie d'Isaïe sur l'enfantement d'une vierge. « Rien n'est impossible à Dieu ». Le consentement de Marie est immédiat.
Avec la chapelle de la rue du Bac
L'apparition de la Sainte Vierge à sainte Catherine s'est déroulée dans un climat spirituel très semblable à celui de l'Annonciation : la douceur d'une rencontre personnelle, pleine d'intimité; la certitude d'une initiative soudainement venue de Dieu; le recueillement et le silence. A l'annonce de sa mission, la réponse de Catherine est, comme celle de Marie, celle du dévouement absolu aux intérêts de Dieu. Telle mère, telle fille !
Des grâces pour maintenant
Dieu respecte les êtres qu'il a créés. Il les conduit avec amour. Que la grâce de l'Annonciation descende dans nos coeurs en transformant la peur de Dieu en confiance filiale, le refus de Dieu en générosité.
MEDITATIONS SUR LES MYSTERES DU ROSAIRE (1)
La Visitation
Luc 1,45 
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur
C'est aux actes, encore plus qu'aux paroles, qu'on connaît les personnes. Dans son dialogue avec l'archange, Marie a révélé son humilité, sa droiture, sa générosité. Ici, son départ auprès de sa cousine montre en plus sa délicate obéissance à l'indication pourtant très brève donnée par l'ange à propos d'Elisabeth, sa rapidité de décision et son active charité. A la salutation de Marie, l'Esprit-Saint s'empare d'Elisabeth. Sans avoir reçu aucune confidence, celle-ci se montre informée miraculeusement de l'Incarnation du Verbe. C'est donc en termes pleins de respect qu'elle salue sa cousine. La première ici-bas, elle lui donne le titre magnifique que la postérité lui reconnaîtra : elle la nomme la Mère de son Seigneur. L'explosion de bonheur qui éclate dans les paroles d'Elisabeth fait jaillir en Marie, du plus intime de son coeur, un cantique spontané : "Mon âme exalte le Seigneur..."
Avec la chapelle de la rue du Bac

Fête de la foi et de la joie,  la Visitation est aussi celle du service fraternel. Ainsi Marie a-t-elle inspiré plus d'un chrétien ! Sainte Catherine, après avoir rencontré la Sainte Vierge, a travaillé à l'hospice de Reuilly, dans le don le plus total, au service des vieillards et des pauvres, pendant quarante-six ans...
Des grâces pour maintenant

A travers Marie, Dieu comble toute une famille de grâces et de bénédictions. Demandons la grâce de laisser Dieu vivre en nous pour le donner aux autres, comme Marie.
MEDITATIONS SUR LES MYSTERES DU ROSAIRE (1)
La Nativité
Luc 2, 7
Et elle mit au monde son Fils premier-né; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune
La pauvreté est, dans tous les temps, si mal vue de la plupart des hommes... Et pourtant, c'est elle que Jésus choisit pour ses parents et pour lui-même. Est-ce le cadre que nous avons imaginé pour une naissance divine ? Où sont le faste, le confort, le luxe raffiné dont les grands de la terre aiment à s'entourer ? Les premiers adorateurs du Christ furent Marie et Joseph, unis dans la ferveur par le plus sublime secret. Les premiers visiteurs furent des bergers, des exclus de la société religieuse et civile de son temps. Dans le dénuement de la crèche règne une atmosphère de liesse. La naissance du Sauveur du monde est chantée par les anges et annoncée aux bergers comme une grande joie :« Gloire à Dieu au plus haut des cieux...»

Avec la chapelle de la rue du Bac
Noël, fête de la naissance du Fils de Dieu à Bethléem, est aussi fête de la naissance spirituelle du Christ dans le coeur des croyants en tous les lieux du monde et au cours de tous les temps. Avec la médaille miraculeuse, Dieu fait naître et grandir la foi sur tous les continents : c'est tous les jours Noël !
Des grâces pour maintenant
Dieu s'est fait semblable à nous pour nous faire voir comment nous devons vivre. Puisqu'Il s'incarne dans un enfant et vient au monde dans la pauvreté, demandons la grâce du détachement des richesses et de la considération sociale.
MEDITATIONS SUR LES MYSTERES DU ROSAIRE (1)
La Présentation de Jésus au Temple
Luc 2, 28-30
Siméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole

Humblement, pour garder le secret de Dieu, Marie et Joseph vont, selon le rite prescrit par Moïse, consacrer à Dieu leur enfant premier-né et faire l'offrande des pauvres : deux colombes blanches. Quelle émotion joyeuse dans le coeur des parents en entendant les paroles de Siméon ! Leur secret se trouve confirmé par cette prophétie qui désigne Jésus comme le Salut du monde, la Lumière des nations et la Gloire d'Israël. Mais l'adieu de Siméon à la Sainte Famille leur laisse de douloureux pressentiments. S'adressant à Marie, il lui annonce que Jésus sera confronté à une violente contradiction et qu'elle-même aura le coeur transpercé par une épée... Une vieille femme qui était veuve, Anne, voyant venir l'enfant le reconnaît comme le Messie.
Avec la chapelle de la rue du Bac
Voici le Christ Serviteur souffrant, voici Marie, la Mère au coeur transpercé : le revers de la médaille parle le même langage. Avec les deux coeurs, l'un couronné d'épines, l'autre percé d'un glaive, et la lettre M entrelacée avec la Croix qui la surmonte, il dit le mystère de la vie du Christ et de sa Mère, le mystère de l'Eglise et de l'humanité, le mystère de toute vie humaine. Il n'y a pas de joie sans ombre sur cette terre...
Des grâces pour maintenant
C'est entre les bras de Marie que Siméon trouve le Sauveur. Demandons à Marie de nous donner Jésus.
MEDITATIONS SUR LES MYSTERES DU ROSAIRE (1)
Philippe de Champaigne 1663
Le Recouvrement de Jésus au Temple
Luc 2, 48 
Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi !
L'âge de douze ans, chez les juifs, était celui de la majorité spirituelle. Jésus marque son entrée dans cette nouvelle période de sa vie en soulignant, par un comportement déroutant, que la règle du croyant, dès ce jeune âge, est de s'attacher avec sérieux au service de Dieu. Cet épisode permet de mieux saisir que Marie ne vivait le mystère de son enfant que dans la foi. Quels sentiments d'angoisse ont agité le coeur de ses parents ! Cette disparition de trois jours, à Jérusalem, fait penser à la Passion et à la mort de Jésus dans la même cité. Jésus enfant prépare ainsi sa Mère à l'épreuve de la dernière Pâque en l'amenant à pénétrer plus avant dans les exigences de sa maternité divine. Le drame s'est résolu dans la joie et l'action de grâces : Jésusétait perdu, il est retrouvé...

Avec la chapelle de la rue du Bac
Durant ces trois jours, Marie souffre loin de Jésus. Ainsi Catherine, pendant cinq ans, a-t-elle vécu un véritable exil. Elle s'est heurtée à l'opposition de son père qui, devant sa fermeté, a fini par admettre sa vocation. C'est dans la joie qu'elle a pu entrer au noviciat de la rue du Bac le 21avril 1830.
Des grâces pour maintenant
Marie et Joseph ont cherché Jésus avec empressement, avec fidélité, dans la prière, jusqu'à l'avoir retrouvé. Demandons la grâce de la persévérance.

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Hermas 907 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog

Magazine