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Madness ou l'éloge de la folie

Publié le 19 mai 2009 par Hongkongfoufou
Par Hong Kong Fou-Fou
Madness ou l'éloge de la folie Aujourd'hui, pour les 2/3 de la rédaction de Fury Magazine, c'est un jour important : Madness sort son nouvel album, "The liberty of Norton Folgate". Le 1/3 restant attend, lui, un signe de vie des Sparks. Pourtant, on cohabite, on se respecte, les rivaux de Painful Gulch, les  Horaces et les Curiaces, les Rigolus et les Tristus devraient prendre exemple sur nous. Mais ne divergeons pas trop. La sortie du nouveau Madness coïncide grosso modo avec l'anniversaire des trente ans d'existence du groupe. Alors, savoir si ce disque est bien ou pas, à la limite, on s'en moque complètement. Même si la réponse est affirmative. Ce qui est important, c'est que Madness est toujours là, avec la même fraîcheur, la même spontanéité, le même plaisir de jouer et de déconner ensemble.
Pour être parfaitement honnête, Madness, je n'écoute pratiquement plus, il y a tellement de groupes "plus" intéressants à découvrir. Mais par contre, à chaque écoute de n'importe quelle chanson de n'importe quel album (on va exclure "The Dangermen Sessions", quand même. Ils auraient pu s'abstenir sur ce coup-là, un album de reprises, aucun intérêt), c'est le robinet aux émotions et aux souvenirs qui s'ouvre en grand. Il faut vous dire que j'ai découvert Madness à 12 ans, j'en ai 42, faites le compte (ah zut, je vous ai déjà dit que le groupe existait depuis trente ans). J'ai été élevé aux Big Jim, aux Strange et au Two Tone, il y a pire. Quelques années plus tard, le cheveu ras (à l'époque, c'était un choix, pas une fatalité !), en Ben Sherman vichy et loafers, je rejoignais tous les samedis après-midi le reste du Ska Gang 66 pour visionner une énième fois la VHS de "Take it or leave it", le film qui retrace les débuts de Madness. Je me souviens aussi de leur passage au journal télévisé, à l'époque de "Night boat to Cairo". Le pauvre Mourousi avait bien du mal à gérer cette bande d'énergumènes en bermuda. D'autant plus que quelques jours avant, il s'était déjà farci Joe Strummer et Paul Simonon qui n'arrêtaient pas de poser leurs chaussures orthopédiques sur sa belle table.
J'ai vraiment une tendresse particulière pour Suggs, Chas Smash, Monsieur Barso et toute la clique. Des mecs simples, qui continuent à jouer leur mélange classe et inclassable de pop et de reggae, avec le même enthousiasme qu'à leurs débuts, quand ils écumaient le quartier de Camden Town. Camden Town, et Londres en général, sert de fil conducteur à ce disque.  Le titre, The Liberty of Norton Folgate, fait référence à une zone de Londres qui ne dépendait pas de la Couronne, au 19ème siècle. Une belle image pour un groupe qui représente exactement ça, une zone franche, complètement indépendante des modes et des tendances imposées par les majors.  Quand j'ai écouté pour la première fois "NW5", le premier single extrait de l'album, je n'ai pas honte de dire que j'avais les larmes aux yeux. Madness, c'est mieux qu'une machine à remonter le temps, mieux qu'un pot de crème anti-vieillissement !

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