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Critiques en Vrac 6: X-Men Origins: Wolverine - Man-Thing - Primeval

Par Geouf

X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood

Critiques en Vrac 6: X-Men Origins: Wolverine - Man-Thing - PrimevalRésumé: Canada, 1845. Le jeune James Howlett assiste au meurtre de son père par le gardien de la propriété de ses parents, Thomas Logan. Ce trauma active le gène mutant du jeune garçon, qui voit des lames osseuses sortir de ses mains, et tue Logan. Epouvanté par son crime, il s’enfuit avec son demi-frère Victor. Les deux frères vivent une vie de baroudeurs, s’engageant dans toutes les guerres, avant d’être recrutes par le colonel Stryker, qui souhaite utiliser leur capacité de régénération dans une équipe spéciale…

Cela faisait 3 ans que l’on n’avait plus entendu parler de la franchise X-Men sur grand écran, mis à part au détour de divers effets d’annonce. Mais finalement, la Fox a mis à exécution son projet de lancer divers spin off de la série relatant chacun les origines d’un personnage différent. Mais le studio étant ce qu’il est, il minimise le risque en entamant ce projet par un film sur le plus emblématique (et le plus apprécié) des mutants, Wolverine.

Une idée un peu étrange, vu que Wolverine était de loin le personnage dont le passé était le plus développé dans la trilogie X-Men. Et en effet, il faut bien avouer que scénaristiquement parlant, ce premier X-Men Origins a bien peu d’intérêt, se contentant finalement de nous raconter avec moult détails ce qui était déjà relaté en quelques efficaces flashbacks dans X-Men 2, à savoir la transformation de James Logan en Weapon X (au lieu de nous raconter par exemple la jeunesse du personnage, ce qui aurait été autrement plus passionnant). Du coup l’impression de déjà vu est prégnante du début à la fin, et ce n’est pas la peu crédible histoire d’amour occupant le premier tiers du métrage qui va sortir le spectateur de l’ennui d’un script bancal préférant faire apparaitre divers mutants n’importe quand et n’importe comment (le ridicule combat de boxe contre le Blob, l’apparition accessoire de Gambit) plutôt que de développer une vraie histoire. Plus grave, le studio a visiblement édulcoré un maximum le film, transformant Wolverine en gentil ronchon plutôt qu’en homme devant lutter contre ses instincts bestiaux. Hugh Jackman a beau grogner et montrer les dents en affirmant qu’il va tuer tous les méchants, au final il abandonne toutes ses bonnes résolutions très rapidement, se réconciliant par exemple avec son frère dans les dix dernières minutes (d’ailleurs, depuis quand Dents de Sabre est-il le frère de Wolverine ?), alors que celui-ci a décimé une grande partie de son équipe (oui mais en fait il a pas tué la chérie du héros, c’était pour de rire, alors c’est bon il est pardonné).

Gavin Hood tente de son côté de sauver les meubles, emballant notamment une excellente intro (on enrage que celle-ci ne soit pas développée sur la longueur du métrage) et quelques bonnes (mais trop courtes) séquences d’action. Le réalisateur a au moins le mérite de ne pas trop user du montage épileptique de rigueur en ce moment à Hollywood et de proposer des scènes de combat lisible (dont un combat final contre Deadpool plutôt réussi). Mais le film est beaucoup trop lisse et manque beaucoup trop d’âme pour convaincre réellement et retenir l’attention. Reste tout de même le maquillage assez impressionnant de Ryan Reynolds en Deadpool, un Liev Shrieber plutôt crédible en Dents de Sabre, mais cela ne suffira pas à rattraper les tares du film.

Décidément, il semblerait que depuis quelques temps, la 20th Century Fox prend un malin plaisir à ruiner tous les films qu’elle produit en les passant à la moulinette du politiquement correct. Et malheureusement, Wolverine n’a pas échappé à cette pratique détestable, devenant un spectacle lisse et sans âme, pas foncièrement désagréable, mais dont on a quasiment tout oublié à la sortie du cinéma…

Note : 5/10


Man-Thing de Brett Leonard

Critiques en Vrac 6: X-Men Origins: Wolverine - Man-Thing - Primeval
Résumé : Fraichement débarqué dans une petite ville de Louisiane, le shérif Kyle Williams (Matthew Le Nevez) a déjà fort à faire. Il doit en effet gérer les conflits entre des militants écologistes et Frederic Schist (Jack Thompson), le propriétaire d’une raffinerie de pétrole installée en plein milieu du marais. Et en plus de ca, il doit élucider une série de meurtres sauvages survenus dans ledit marais…

Brett Leonard… Un nom qui n’évoque plus grand-chose de nos jours, mais qui personnellement me ramène des années en arrière, plus précisément en 1992, année de sortie du Cobaye, premier film à s’intéresser au virtuel, mais ayant très mal vieilli. Peu prolifique, le réalisateur a petit à petit disparu de la circulation (et des mémoires), ne réalisant que des navets (Souvenirs de l’au-dela avec son Jeff Goldblum en roue libre, Programmé pour tuer où le tout jeune Russel Crowe affrontait Denzel Washington…). Ce Man-Thing produit par Marvel d’après leur comics pour la chaine Scifi lui permet donc de revenir un peu sur le devant de la scène, même si le film est loin d’être une réussite…

Premier problème, budget limite oblige, on ne voit presque pas la créature du titre, et le film tente de créer un faux suspense pour pouvoir la cacher jusqu’au bout (en gros on tente de nous refourguer un whodunit alors qu’on sait très bien que c’est le Man-Thing qui tue tout le monde). Evidemment, on a droit à la sempiternelle histoire d’amour entre le héros et la jolie activiste, celle-ci arrivant comme un cheveu sur la soupe (du genre « ouh merde, on a oublié la love story ! Bon ben vas-y, roule-lui une pelle, ça suffira »). Les acteurs ont un jeu des plus approximatifs, notamment la jolie Rachael Taylor, complètement à côté de la plaque, qui surjoue à chaque réplique en fronçant des sourcils comme une furieuse. Les méchants sont évidemment très méchants et ricanent de façon caricaturale pour bien faire comprendre que décidément ils sont très très méchants.

Reste tout de même un décor sympa, quelques meurtres sanglants (mais la photographie moche et sous-exposée empêche de pleinement les apprécier) et une créature avec une plutôt belle allure (lorsqu’elle se décide à apparaitre). C’est peu, beaucoup trop peu, mais on prend ce qu’on peut…

Note : 2/10


Primeval de Michael Katleman

Critiques en Vrac 6: X-Men Origins: Wolverine - Man-Thing - Primeval
Résumé : Une équipe télé américaine se rend au Burundi pour réaliser un reportage sur le crocodile Gustave, qui terrorise la région depuis des années. Un expert en vie sauvage prétend en effet pouvoir capturer le saurien vivant. Accompagnés d’un tueur de croco, ils se rendent dans le bush sans savoir que le plus grand danger ne viendra pas forcement de l’animal légendaire…

Décidément, 2008 était l’année du crocodile au cinéma. Aux côtés de Solitaire et Black Waters, tous deux excellents dans leur genre, est en effet sorti Primeval, tiré de l’histoire vraie du crocodile Gustave. Cet énorme saurien (6 mètres de long et plus de 900kg) a prétendument tué plus de 300 personnes sur les rives de la rivière Ruzizi et n’a toujours pas été capturé ou tué. Un sujet en or, qui dans les bonnes mains aurait pu donner un excellent thriller dans la lignée du très bon L’Ombre et la Proie. Mais n’est pas Stephen Hopkins qui veut malheureusement…

Le principal défaut de Primeval, c’est d’avoir trop d’ambitions par rapport à ce qu’il est. Au lieu de se concentrer sur une histoire simple et efficace de chasse au croco, le film se perd dans une tentative malheureuse de dénonciation des violences au Burundi. Par conséquent, il se plante sur les deux tableaux. La présentation des « barons » africains est caricaturale, et l’amateur de grosses bestioles est loin d’être satisfait puisque Gustave n’apparaît que très peu à l’écran, et pratiquement toujours de nuit, ou en plan si rapides qu’on a du mal à comprendre ce qui se passe. Les acteurs s’en sortent plutôt correctement dans le cadre limité qui leur est imparti, même si leurs personnages sont des clichés ambulants (le caméraman black sympa qui de toute façon va se faire bouffer avant la fin, le héros bourru mais au grand cœur, la fille qui ne sert que de love interest…). Dominic Purcell, échappé de Prison Break, s’impose sans trop de peine en héros (en tout cas beaucoup plus qu’en Dracula !) et surtout Jurgen Prochnov ne cabotine pas trop pour une fois. Le personnage le plus intéressant reste tout de même celui du jeune Africain voulant à tout prix montrer son courage pour que les Américains le ramènent avec eux aux Etats-Unis.

Mais à côté de cela, le film est très mou, et surtout bourré d’incohérences assez hallucinantes et de facilités scénaristiques honteuses. Honnêtement, quelle personne sensée poursuivie par un croco mangeur d’homme irait se réfugier dans une maison sur pilotis au milieu d’un lac ? Les rares apparitions de Gustave manquent quant à elles clairement de punch, mis à part l’attaque de nuit, qui offre quelques jolis plans du monstre. En clair, un film totalement bancal qui provoque un ennui quasi immédiat malgré les magnifiques paysages.

Note : 3/10



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