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Martin Léon au Théâtre Petit Champlain

Publié le 24 mai 2009 par Epicure

Quelle belle soirée!!! Être minimaliste à l’extrême je pourrais arrêter mon billet là, tout est dit.

Martin Léon représente la quintessence de la coolitude faite homme. Ce gars-là est l’anti rock star par excellence, le guy next door pour qui accrocher sa guitare et saisir son harmonica est aussi naturel qu’aller se chercher un verre d’eau. Ce soir sur la scène du Théâtre Petit Champlain, Martin Léon a joué de la bonne musique et chanté de belles chansons. C’est ça qu’on voulait.

Mettons que si j’élabore quand même un peu, j’ajouterais qu’on a eu droit à la bonne majorité des pièces de son Facteur Vent, ainsi que du 30 000 fois écouté (minimum!) depuis sa sortie en 2002, kiki BBQ. Juste assez complice avec ses 4 musiciens pour que ça se sente musicalement, ça parait que ça fait déjà un bout qu’ils promènent ce show-là sur scène. Un simple regard ou une poignée de main après un solo particulièrement réussi, on sent le respect qu’il a pour eux. À souligner, le travail de Mélanie Auclair (Magnolia) au violoncelle, particulièrement lors de la finale explosive de Jamais pour toujours, j’en avais des images de Jorane en tête. Étonnamment, moi qui ne suis pas du type “claviers” (à part le François de Karkwa - et de Photosmax!), j’ai été emballée par le jeu de Martin Lizotte à l’orgue, bizouillages et autres effets sonores. Un personnage!

Je pourrais aussi parler des Jackie et Félicie qui sonnent 100 fois comme sur l’album, du célèbre C’est ça qui est ça (c’prends-tu?) ou bien du gros jam lors de Grand Bill, mais les mots ne peuvent jamais rendre justice à ce qui peut se passer sur une scène. De la tendresse, de la poésie (la touchante Art poétique, tirée de l’hommage à Gaston Miron 12 Hommes Rapaillés, interprétée en solo à la guitare au rappel), de l’humour et de la maudite bonne musique. Vivement ce nouvel album qu’il nous a promis d’ici les douze prochains mois!

Bonus : La cerise sur ce sundae déjà bien garni, Martin Léon a compris la “game” des rappels. Après le salut d’usage, plutôt que de quitter la scène avec ses musiciens, il a repris le micro pour préciser (je paraphrase) : « Normalement on devrait s’en aller derrière pendant que vous continuez d’applaudir pour qu’on revienne vous en faire une couple de plus. Comme nous aussi on a le goût d’en jouer d’autres, on perdra pas de temps pour rien pour on va le faire tout de suite. » Parlez-moi de ça!

Que demander de plus? Un album “live” le 2 juin! :-)


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