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La Rochelle

Par Unevilleunpoeme

A Kenneth White.
bleu n'empêche d'un coeur vole
parabole belle un flot pêcheur
myriades d'eau poses vagues folles
n'empêche reste feu tes yeux l'herbe-fleur
divins bleus ruisselants bain timide libertin
où cruel vent passage-rein la flaque vient
coeur qui flotte balotte piège fardeau
de blanc de sang mon aisance danse faux
coutelas bas et fier d'un spasme bien
bleu n'empêche d'un coeur long vole
pierres tristes poumons de craie consolent
nos yeux mariés de lilas de plâtre demain
nos yeux et d'or voltige vive qui fige
cet assassin de ballade ce baladin
ballot et roupille son vin fort vertige
demain loin il répond d'un ton badin
où nos yeux comiques monotone ton
monde blond sans ondes de fougue
où le mou mouille fouille laid le béton
nos coeurs de vin rouge aux vaines fougues
bleu n'empêche noirceur fade ô triste bégueule
veule il m'enfonce ce ponce rageur
ô monde sale sale sale qui nos vies meule
et sur le quai reste là pas gai moi voyageur
ô rêves de fées lèvres de fées rêve d'orfèvre
d'or de nuit dors ma douce parle à ton âme
allongé fièrement créé j'azure de fièvres
ta beauté comme ruisselle fiole de paix flamme
claire joliment bleus tes yeux
où bleu n'empêche d'un coeur viole
sombres les ombres visibles cible d'adieu
ô libre bleu et libre traduire ton corps alcool
aux herbes de chênaie
aux pailles de chair claire
aux frissons d'eau de lait
aux bulles gaies de bière
comme une plainte jadis éteinte
d'une blessure d'arc-en-ciel
il sommeille il dort il s'éveille
ce flot déteint qui feint nous ceindre
bruits d'archipel aux gouttes de sel
de ta couleur tu pêles cette peau
de mer écorce bleue que scelle
ta prunelle belle à mon coeur chaud
bleu cristal canal du peu pluie
triste goutte par goutte s'échappe sang
pour tisser loin l'écharpe du vent
les lunes des coteaux s'ennuient de suie
toutes noires ressemblent des seaux de nuages
et de colline en colline les mamelles des arbres
allaitent des enfances défaites plages sans âge
là parfois se crée un mot d'amour la joie se cabre
et le soleil gueuse misérablement son pain d'étoiles
d'absences stances grosses de silence lancent
au loin des regrets faux aux contours de danse
et près de pins immodestes sexués de liège de toile
d'erreurs de toiles de peau qui dételle son vin dentellé
séquelles d'un zèle passager bleu d'aube soleil tigré
cordons ponts de pluie places de glace siègent
en des endroits de rivières pierres fines
isolées détenues déridées un peu mousseuses beiges
au loin le soleil perlé ridicule désolé bruine
Bleue bleue était la mer au port de La Rochelle
Marc Laumonier.

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