Magazine Journal intime

« Guess Her Muff theory »

Par Markhy

Ma fiancée dort à côté de moi, et je ne peux pas visiter Guess Her Muff. Je travaille sur une « Guess Her Muff theory ». Je cherche des principes qui réunissent toutes ces femmes postées. Exhib, rupture difficile, vengeance mesquine, folie passagère, collègue du bureau piégée, etc. Plus que des photos de chatte, il y a des histoires qui se compilent dans Guess Her Muff. J’imagine un concept ultime où Sexy People et Guess Her Muff cohabitent. L’évolution d’une petite blonde américaine en sweat shirt Mickey, prise ensuite à sa remise de diplôme où, après l’avoir fêter, les joues rosies, elle écarte ses lèvres. Non, ce n’est pas de la pédopornographie, juste 20 ans dans la vie d’une américaine en trois photos. Sur Guess Her Muff, un commentaire sur deux, comme des versac affamés, déclare que c’est un fake ; Que ce n’est pas la même fille : l’habillée, l’à poil. Sur internet les gens ne peuvent se limiter à juste « mater », il faut qu’ils s’obligent à commenter avec tous leurs avis hautement réfléchis à la Jean-Michel Apathie.

Ça me fait penser. La sextape c’est comme Twitter, un service que mon père connaît mais qu’il ne peut pas spécialement comprendre, bien assimiler. Un truc qui est apparu et a grandi en même temps que moi. Un truc que tout le monde peut produire, auquel tout le monde peut accéder : Mais qui reste mieux utilisé par ceux qui sont depuis toujours dedans. Ainsi le Twitter de Laurent Wauquiez ne sera jamais intéressant, comme la sextape de Pamela Anderson ne m’a jamais donné plus d’une demi molle.

Le meilleur dans les sextape, sur twitter – Et sur Facebook même. Ça reste les fake : Un excellent exutoire à la connerie intello médiatique qui n’a pu apparaître et se construire sérieusement que sur un média (anciennement) alternatif comme internet. Le fake n’est pas l’imitation, la caricature, le fake crédibilise le fantasme de chacun. Il n’imite pas, il dit la vérité : Un million de sosies de Britney Spears, presqu’autant pour Alizée, qui se font bien sodomiser, disponibles en VOD. Ce ne sont que des exemples. On pourrait en faire un doc sur Arte super intello : La vie d’actrice porno « fake », vivre dans l’ombre d’une star, limer par les bites.

Avec la nouvelle loi, Loppsi, produire le fake d’une personnalité est passible d’un an de prison et 15000€ d’amende. Le budget pour une fake sextape de star se calculera à 500€ (salaire des acteurs pour 3 heures de shot) + 2€ (boissons pour l’équipe achetés à Lidl) + 15000€ de caution, au cas où. Cette loi est faketicide à moins que l’on prouve, ce dont je suis persuadé, que l’usurpation est en fait produite avec une attitude ‘bienveillante’ envers la ‘star’ : Permettre à ses fans de se branler sur son image, ce n’est pas donné à tout le monde. Cette loi tuerait la fakopornographie, il faut lutter. Tout comme internet est un droit inaliénable à l’Homme, le fake est un droit inaliénable à l’Internet. Mais tout cela m’écarte de ma théorie originelle : Avec quoi la Girl #487 de Guess Her Muff s’est foulé le poignet ?


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