Magazine Beaux Arts

Quelques livres

Publié le 01 juin 2009 par Marc Lenot

2313-2353-large.1243875449.jpgJ’indique désormais, pour les expositions dont je parle, quand le catalogue est disponible sur le site de Dessin Original, le premier vendeur en ligne de livres d’art français, qui collabore aussi avec la Tribune de l’Art.

Comme par ailleurs, je lis pas mal, je me suis dit que c’était une bonne occasion de parler aussi, une fois par mois, d’autres livres autour de l’art que j’ai pu lire. Donc, ma moisson du mois de mai. D’autres suggestions sont visibles sur la page Lunettes Rouges de Dessin Original.

De Jean-Yves Jouannais, auteur d’un livre remarqué sur l’idiotie, co-commissaire de la Force de l’art et commissaire d’une exposition qui ouvre demain à la Fondation Ricard autour de l’écrivain Félicien Marboeuf, j’ai lu la réédition de Artistes sans œuvres, un essai sur les écrivains et les artistes qui se sont retirés devant leurs œuvres, ou dont les œuvres sont “présentes partout et visibles nulle part”, devenues inaccessibles ou accessoires. Cela va de Borges à Duchamp, de Cadere à Albert M. Fine et d’Yves Klein à la bibliothèque Brautigan.

Jérôme Glicenstein, enseignant à Paris 8, vient de publier un livre très clair et - ce qui est rare dans cette confrérie - pas jargonneux pour un sou sur les expositions, et leur importance dans l’histoire de l’art : L’art, une histoire d’expositions. Il analyse tour à tour l’exposition comme une fiction, comme un langage, comme un dispositif, un événement, un jeu de société  et un site de l’art. C’est dense, nourri de beaucoup de réflexion, et très lisible.

La commissaire algéro-palestinienne Adila Laïdi-Hanieh a édité un recueil sur les arts et les lettres palestiniens, Palestine, Rien ne nous manque ici, qui donne un panorama très complet de cette scène dont nous ne connaissons d’ordinaire que quelques figures mythiques, telles Mahmoud Darwish ou médiatisées comme Emily Jacir. Ce qui m’y a le plus touché, c’est l’évocation de l’anachronie palestinienne, l’impression d’être hors du temps dans un pays qui n’existe plus. On ne peut guère, dans un tel contexte, faire abstraction de la politique et de la répression, mais il y a aussi place pour la poésie, la tristesse, l’amour, et cette anthologie le montre fort bien.

Un roman, enfin, de Basile Panurgias, qui visiblement connaît fort bien la scène artistique chinoise contemporaine. Le rire de Pékin est un roman à clefs, assez évidentes d’ailleurs, qui conte l’ascension et la gloire de trois artistes chinois sur fond de crime et de révolution. En plus, c’est bien enlevé et je n’ai cessé de rire.

Je conclus par un peu d’autopromotion : lisez Etudes Photographiques, le numéro 23 vient de sortir. 


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