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Thunderheist, les voleurs de foudre

Publié le 02 juin 2009 par Smaël Bouaici

thunderheist.1243950854.jpgAprès Santogold l’année dernière, c’est au tour de Thunderheist de faire le buzz, sur un projet monté en vitesse, et des bombes de dancefloor plein les valises. A croire que faire un album en speed donne aussi de l’adrénaline aux productions.

A la base, Thunderheist, ce sont deux Canadiens qui font de la musique chacun dans leur coin. Isis la jeune black de Toronto se lance dans le hip-hop et migre à New-York pour tenter sa chance aux côtés de la légende locale Kool Herc. Graham, lui, fait des beats dans sa garçonnière à Montréal. Leur manager et ami commun les met en relation en septembre dernier, et ils commencent à travailler ensemble sans s’être rencontrés. Graham : « Je faisais Thunderheist tout seul, et je cherchais un nouveau projet . En fait, je lui ai envoyé les tracks de TH sans le faire exprès. Elle a enregistré des voix de son côté et m’a renvoyé la démo. » Deux mois plus tard, l’album est finalement signé chez le prestigieux label anglais Big Dada, qui garde toujours une oreille ouverte pour repérer les projets indé outre-Atlantique : « Ca fait six mois qu‘on se connaît. Ca s’est fait très vite, on a enregistré trois chansons et on faisait le premier concert trois semaines après. C’était assez dingue. »

Les compositions de Graham, qui oscillent entre le big beat (Freddie), la boucle psychédélique (Space cowboy) et le crunk, comme l’excellent Little Booty Girl, mixées avec la gouaille et le flow d’Isis, le résultat était forcément explosif. Le premier single Jerk It et son beat bien gras obtient un succès immédiat, en intégrant la bande-son du film The Wrestler avec Mickey Rourke. Pourtant Graham détestait le beat : « Quand je lui ai envoyé, je lui ai dit que c’était temporaire, que je détestais ce truc et que je le modifierai. Je trouvais que c’était trop simple. C’est en entendant Isis chanter dessus que j’ai commencé à aimer. »

Blindé de hits de club, l’album semble à leur image : décontracté, et fait pour se marrer. Peut-être pour mieux dissimuler leur talent. Prêts à tout pour un bon mot, les Thunderheist revendiquent ODB, Bootsy Collins et les Doors comme leurs idoles trash, ainsi qu’un goût prononcé pour la vodka-redbull et les Asiats. Ils croient aussi au paradis, où se déroule une big-party. Isis: « Quand je vais mourir, je vais tellement faire la fête ! Jésus sera le DJ, l’alcool tombera du ciel, et il n’y aura pas de gueule de bois. J’irais emballer Jésus, Mahomet fera du breakdance, et Buddha tiendra le bar. Non, il fera la coupole ! »

Smaël Bouaici

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