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Venise in, off ou out - épisode 1

Publié le 08 juin 2009 par Anne Malherbe
Venise in, off ou out - épisode 1
Les journées de vernissage de la Biennale de Venise, quand elles sont contées, ressemblent à cela: des fêtes mystérieuses dans les plus beaux palais, "les soirées traversées une coupe de champagne à la main" (citation authentique), les cartes de visite qui n'en finissent plus de s'échanger, la légèreté, les plaisirs et la gloire tout au bout ... et l'art, j'oubliais! — car il arrive parfois que le monde de l'art ne sache plus pour quelle raison il se rassemble.
Voilà pourquoi, l'autre jour, V (amie et artiste) et moi-même glissâmes dans une valise nos 12 cm de talons et partîmes le coeur conquérant, assurées par tous ceux qui en sont des habitués que la Biennale allait, pour nous, se dérouler tout du long comme dans un rêve — un rêve sur tapis rouge.
Le suspense de cette histoire ne va pas consister à vous montrer que cela ne s'est pas du tout passé comme prévu car, de cela, vous vous doutez déjà.
Mais la manière dont cela s'est passé, je crois que rien ne peut vous la laisser supposer. Ce furent bien trois jours de rêve — en talons hauts, dans l'acqua alta. (Ceux qui y étaient dénieront le fait que l'acqua alta ait eu lieu trois jours durant: ils n'auront pas tort, mais cela ne change pas grand chose au fond l'histoire).
En vérité, la chose à savoir avant tout, c'est que le vernissage de la Biennale n'a qu'un seul but: avoir été dans LA fête où il fallait être, la fête suprême, la plus inimaginable d'entre toutes, peuplée des personnes les plus indispensables, située dans le plus incroyable des palais.
Pour cela, nous n'avions pas beaucoup d'inquiétudes — la fête, c'est notre affaire. Et puis il suffit, une fois arrivé à Venise, de faire quelques pas dehors: on croise tout Paris, et quelques messagers complices vous transmettent aussitôt les mots de passe magiques.
Nous voici donc à Venise, sur la place Saint-Marc enveloppée dans le son des cloches, et l'air sent le capuccino sucré et les orangers en fleurs. Au-delà du Grand Canal, nous apercevons la Douane — là où doit avoir lieu le vernissage le plus attendu de la Biennale.
Tout va bien, ne manque que l'arrivée d'un ou deux textos fatidiques, qui doivent nous guider vers nos premières conquêtes.
(à suivre...)

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