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"Opération Balles Jaunes" par la Fédération Française de Tennis

Publié le 09 juin 2009 par Veosearch

Au lendemain de la célèbre quinzaine de tennis à Roland Garros, qui a vu le suisse Roger Federer remporter son premier sacre porte d'Auteuil, son 14ème titre du Grand Chelem, ce qui en fait à coup sûr l'un des "plus grand joueur de tous les temps", faisons place à l'autre star de ce sport, sans qui rien ne serait possible : le petite balle jaune.



Ce petit objet de 53 grammes est, depuis l'édition 2008 du tournoi ATP de Roland Garros, l'objet de convoitise de la Fédération Française de Tennis (FFT) qui a décidé de ne pas laisser à l'abandon, ou incinérées, les centaines de milliers de balles de tennis utilisées chaque année en France. L'objectif : les récupérer, les recycler et les transformer à des fins sociales. "L'Opération Balles Jaunes" était née.
Ces petites balles composées essentiellement de caoutchouc et de feutrine, martyrisées par les plus grand champions mais aussi par tous les amateurs de tennis en France étaient en effet jusqu'à l'année dernière des déchets sans avenir après leur vie de dur labeur. La FFT et Gaël Bonnaire, responsable de l'opération, ont décidé de changer les choses en collectant le maximum de balles et en les recyclant.
L'objectif n'est semble-t-il pas de faire un gros coup de pub à l'image du sport en général mais bel et bien de trouver le moyen de répondre de manière constructive à une démarche durable. L'Opération Balles Jaunes se veut en effet être une réponse aux trois volets du développement durable : environnemental, avec la mise en valeur d'une matière, le caoutchouc, qui met plus de 2500 ans à se dégrader ; économique, en donnant une seconde vie à ces objets ; et sociale car grâce aux recyclages des balles, l'association construit des sols sportifs pour d'autres associations.

Lancée en mai 2008, l'opération a pourtant eu du mal à prendre de l'ampleur avec "seulement" 150 000 balles récoltées sur les 210 000 prévues. Cependant, alors que le projet n'était étendu qu'à sept ligues de tennis en France, il y a aujourd'hui 22 ligues sur 36 qui ont adhéré au projet ce qui est manifestement très encourageant pour la suite.
Le mouvement sportif fait ainsi de gros progrès en terme de développement durable et ce depuis l'adoption en 2003 de l'Agenda 21 du Sport Français. Une fois encore, il est évident que l'association ne peut pas agir à elle ; la prise de conscience de l'impact de tel geste par les français est indispensable au bon déroulement d'une telle opération. Mais les premiers pas du sport en matière de développement durable semble enfin se faire plus naturellement. L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) a ainsi proposé de contrôler l'impact des ligues départementales, régionales, nationales, etc. en terme d'impact sur l'environnement.
Le présent nous donne l'opportunité de faire un geste. L'avenir nous en montrera l'impact sur notre planète.

Maxence pour la VeoTeam



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