La directive européenne n'est là que pour donner une ligne directrice aux pays membres, mais touche cependant « la fourniture de livres y compris sur supports numériques. », bien que d'autres secteurs soient concernés, comme les services à domicile à la personne, les chaussures, ou encore le lavage des vitres ou le nettoyage de logements privés. Si du côté présidentiel, cette TVA réduite constituait un des motifs du président Sarkozy, les restaurateurs du pays s'étaient engagés à créer de l'emploi, 40.000 en l'occurrence, mais également à baisser leurs tarifs de 11,8 %.
Question : l'industrie du livre est-elle prête à concéder un prix plus bas pour les livres numériques, en plus de celui inhérent à la baisse de la TVA ? Peut-être pas... En outre, un ebook vendu à 20 €, connaîtra-t-il une baisse si terrifiante, en passant à 5,5 % ? Pas vraiment, mais le vice n'est pas là, et la Loi Lang n'est probablement pas responsable du tour de passe-passe auquel nous risquons d'assister.
À compter du moment où les livres numériques ont un prix inférieur au papier de 10 à 15 % dans le meilleur des cas, n'arrivera-t-on pas, par une petite merveille de calcul mesquin à un prix de 30 % inférieur au prix papier ? Un risque que ne prendrait pas l'industrie du livre dites-vous ?
Hmmm... Sûrs ?
