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Twitter, la seconde révolution iranienne ? Mousavi ou l’Obama persan?

Publié le 14 juin 2009 par Lilzeon

Citoyens !

Twitter, la seconde révolution iranienne ? Mousavi ou l’Obama persan?

La nuit a vécu une énorme montée en puissance des conversations sur les élections iraniennes.

Je cite :

“Rôle de Twitter confirmé cette nuit encore par un journaliste d’ABC, Jim Sciutto qui sur Twitter justement déclarait “Aujourd’hui pour la première fois je trouve Twitter utile pour suivre un évènement”. D’ailleurs une citation est revenue plusieurs fois sur l’ensemble du réseau de micro-blogging: “The revolution will not be televised, it will be twiterrised” - “La révolution n’est pas télévisée, elle est twiterrisée”.

Et c’est notamment CNN qui est pointé du doigt aux Etats-Unis :

“For most of Saturday, Cnn.com had no stories about the massive protests on behalf of Mir Hossein Mousavi, who was reported by the Iranian government to have lost to the sitting president, Mahmoud Ahmadinejad. The widespread street clashes–nearly unheard of in the tightly-controlled Iran–reflected popular sentiment that the election had been rigged, a sentiment that was even echoed, to some extent, by the U.S. government Saturday.”

Via les médias sociaux, des images d’affrontement émergent, on note une structuration du bouche-à-oreille basé sur la capacité de certains citoyens à pouvoir propager les informations auprès de leurs communautés, comme Mémoire Vive qui agit comme véritable “hub” tout au long de la nuit:

“Ou encore toujours sur Twitter : mohamadreza de Téhéran, IranRiggedElect, et iranbaan (en persan uniquement) dont les tweets sont traduits en anglais en direct ici. Ainsi que le magazine en ligne indépendant : TehranBureau, le reporter de la chaîne ABC actuellement sur place Jim Sciutto (jimsciuttoABC).
Sur cet article, de nombreuses vidéos des manifestations sont ajoutées au fur et à mesure, des vidéos aussi ici iranhumanrights.org.
Vidéo aussi de Reuters sur Yahoo et HuffingtonPost : Iran Violence (VIDEO): Protests Erupt, Riot Police Launch Crackdown, le Dailykos : “Tehran Street Photos“, de très nombreuses photos et vidéos ici. Reportages de la BBC : Violent clashes in Tehran, Protest against Iran election results.”

Que retenir (en vrac) ?

  • d’abord, ce n’est pas la revanche du média “citoyen” contre les médias traditionnels, et encore moins de l’homme de la rue contre le journaliste. Au contraire, ce sont bien des correspondants sur place qui ont su alimenter et traiter les différentes sources d’information, de donner un point de vue et un certain recul. Comme par exemple Steve, ou Mohamed (Al Jazeera),  qui ont agi comme véritable centres de traitement
  • ce sont des faiseurs d’information et d’opinion qui ont “challengé” et mis à mal d’autres faiseurs d’informations plus “masses”. On a donc pu assister à une guerre d’influence toute la nuit. Et ce sont donc les Steve et Mohamed, qui entourés cette fois-ci des autres citoyens ont pu renverser, ou tout du moins initié ce mouvement
  • Twitter est un média réactif : ainsi après la nuit, les discussions se sont recentrées au-delà des “hubs” dont on parlait précédemment auprès d’autres sujets. Pour qu’un sujet fasse le tour du monde, il faut que l’attention du monde de Twitter (soit pas TOUT le monde) soit prête à le recevoir
  • le rôle de Mousavi est clé : “Now it’s Iran’s turn: Supporters of Mir Hossein Mousavi, the main opponent of Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, are going online to organize for Friday’s elections in Iran.Facebook is emerging as a particularly important campaign tool. As Elham Khatami of the Pittsburgh Post-Gazette reports, Facebook has become a way to circumvent state-run media, which tends to favor the incumbent administration. Mousavi now counts over 36,000 Facebook friends, a network that could prove a potent way to mobilize voters under 30, who make up around half of the electorate. His supporters have also created a Twitter page and a YouTube channel.” L’opinion était donc préparée à recevoir ce buzz. Mousavi et les dissidents ont pensé long terme. Et engagé la conversation. D’où cette idée d’Obama persan (comme la langue) et pas perse

A suivre, donc. Après la Corée, ou encore la Grèce, c’est encore un nouvel exemple de la force du web social.


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