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Pourquoi Les beaux gosses m’ont bien fait marrer

Par Mahee
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Ils ont la face tapissée d’acné, le cheveu gras, les pulls hideux et le sourire niais qui, si on a de la chance, découvre un somptueux appareil dentaire. Ce sont les beaux gosses. Hervé, 14 ans - et son meilleur pote Camel - pratique la branlette devant le catalogue La Redoute, se vante de s'adonner à des après-midi de baise alors qu’il a juste «roulé une pelle» à sa petite amie et qu’il «tourne la langue toujours dans le même sens», découvre les contrôles de SVT le matin même et se désintéresse de tout… sauf du cul.

Note :

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Premier long-métrage de Riad Sattouf, Les beaux gosses c’est un retour grand en arrière et une franche rigolade.

  • Le jeune réalisateur épingle les années collège avec justesse. Certes, c’est un peu exagéré. Mais on retrouve tout : le clan des loosers contre celui des «stars» du collège, ceux qui sont beaux, fashion, «in», sortent ensemble et que tout le monde admire, les racailles contre les pauvres types qui jouent aux jeux vidéos ou jeux de rôle, les râteaux et vents qui fusent, les cours inintéressants, le ton lent et monocorde des garçons, les injures et cette tendance à trouver tout «est la honte».
  • Les clins d’œil, gags et bonnes idées sont légions : l’horrible chien qui tire la langue avec une respiration saccadée dans la chambre d’Aurore tandis qu’Hervé tente de coucher avec elle, la mère névrosée qui demande tous les jours à son fils s’il s’est masturbé, le sourire complice, le copain qui s’excite devant des «mamans chaudasses» ou Hervé qui s’embrasse sur sa glace.
  • Les répliques sont aussi très amusantes. Du genre : «Ne tourne pas toujours ta langue dans le même sens», explique Aurore à Hervé, lors de leur premier baiser. Et le grand niais de rétorquer : «Mais c'est mon style de roulage de pelles, chacun son style !»
  • Les héros sont réalistes et, pour une fois, pas beaux. Coupes de cheveux aberrantes, boutons, gros nez et physique malingre, ça change des beaux gosses des autres films d'ados.
  • Ca parle sexe mais au niveau classe de troisième. C’est toujours marrant de se replonger dans ces souvenirs et voir à quel point la majorité font les malins mais n’y comprennent rien.

Bref, un très bon film, à ne pas rater !


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