Magazine Cuisine

Cuchi Cuchi

Par Vibi
Cuchi Cuchi
Suite à leur découverte de l’île en 1499, les Espagnols planifièrent entre autre, de développer l’agriculture de Curaçao. L’une des plantes qu’ils avaient délicatement et amoureusement soignée pendant leur long périple en mer, était le fameux oranger de Valence. Pleins d’espoir, il entamèrent sa culture. Mais le climat différent et les conditions du sol, ont eu tôt fait de transformer ce majestueux et juteux fruit en un produit verts, plus amer encore que le citron, et pratiquement immangeable. En bref, le projet fut tristement oublié et la fameuse orange de Valence mal adaptée, continua de croître à l’abandon, pas même reniflée par les chèvres. Ce ne fut que des dizaines d’années plus tard qu’on découvrit que la pelure de cette orange lorsque bien séchée au soleil, contenait une huile éthérique à la fragrance extraordinairement plaisante. Après avoir longtemps expérimenté avec l’huile de ces oranges Laraha, une recette de la famille Senior longuement mûrie et mariant une variété d’épices exotiques fut inventée, et dans un enthousiasme presque chauvin, on la baptisa «Curaçao». Depuis déjà un bon moment, le rejeton de la belle valencienne avait reçu l’appelation botanique de Catirus Aurantium Currassuviensis, qui signifie «l’orange d’or de Curaçao», mais dans la langue du pays, on la nomme «Laraha». Senior & Co. produit encore aujourd’hui sa liqueur dans la villa de campagne de Chobolobo dans la région de Salinja. Même si le fruit de tant de labeur est copié par plusieurs autour du monde, Senior & Co. produit le seul et unique Curaçao, originaire de Curaçao. La distillerie Senior est fière de ses 113 ans passés à produire la même qualité de liqueur en utilisant sa recette originale confectionnée dans des chaudrons de cuivre depuis 1886. On ne retrouve les oranges Laraha qu’à Curaçao même, et étant l’ingrédient principale du Curaçao, toutes les autres s’avèrent donc être de piteuses copies. La plantation de Laraha est située dans l’est de l’île et ne compte qu’environ 45 orangers. Chacun d’entre eux ne produit que 150 à 200, qui donneront 25 à 35kg de pelures séchées. La cueillette se fait deux fois par année et se révèle être un procédé relativement complexe puisque les arbres étant très grands (environ 3m), de hautes échelles doivent être utilisées pour cueillir les fruits. De plus, ceux-ci doivent être cueillis lorsqu’ils sont encore verts comme plus les Larahas mûrissent, plus leur pelure s’affine et devient inutilisable dans la confection du Curaçao. Avant d’être séchées au soleil pendant près de 5 jours, la pelure des fruits est coupée en quatre au couteau de bois pour éviter toute décoloration. En aucun cas, les pelures doivent être trempées et donc, un grand soin leur est prodigué afin les protégé de la pluie et de la condensation que les nuits fraîches pourraient apporter. Enfin, les pelures séchées sont amassées dans des sacs de jute qui sont suspendus pendant 4 jours dans les alambics avec l’alcool et l’eau nécessaires à la confection de la liqueur. Après avoir retiré les sacs de jute, incorporer les épices et repasser la liqueur dans l’alambic deux jours supplémentaires, celle-ci est finalement embouteillée et devient le Curaçao de Curaçao.
  • 1oz vodka
  • 1oz liqueur de pomme (Manzana, Manzanita ou autre)
  • 1.7oz jus d’orange
  • 0.3oz sirop d’orgeat
  • 0.3oz Curaçao bleu
  • Glaçons
  • Tranches de fruits, cerises, etc. (garnitures au goût)
Dans un shaker, bien secouer tous les ingrédients et les verser en retenant les glaçons, dans un tumbler rempli au deux-tiers de glaçons.
Garnir au goût et servir aussitôt.
IMPRIMER CETTE RECETTE (sans photo)

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Vibi 521 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines