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[Contre Temps 2009] Rencontre Premieres avec Dorian Concept

Publié le 22 juin 2009 par Danydan

[Contre Temps 2009] Rencontre Premieres avec Dorian Concept

Cet article est en 2 parties :

Pour sa seconde soirée, le Festival Contre Temps s'associait au festival de théâtre « Premières » pour animer sa dernière soirée au Maillon Wacken.

[Contre Temps 2009] Rencontre Premieres avec Dorian Concept
Pablo Valentino, qui a ravi et fait monter au plafond et miauler de bonheur le « Chat Perché » tout l'hiver de ses soirées Chat Groove les jeudis et Chat House les vendredis, n'a pas encore sorti son double Hip Hop « Kid Sw !ng » auteur de « Basquiat » et du LP « 6th Grange Street » à venir en juillet sur son label Faces records, du placard, mais une avalanche de cuivres et de rythmes Brazil pour faire danser et tournoyer cheveux aux vents comme un cyclone, un ouragan son amie la Fourmi Toupie Derviche Funky aux yeux verts, ouvrait le bal.

Dorian Concept @ Wilsonic 2009, Bratislava

Suivit le Viennois Dorian Concept, qui a troqué très jeune sa Nintendo contre un clavier synthétiseur pour produire cette étrange musique électronique improvisée, modifiée mais belle. Gilles Peterson le compare déjà au pionnier de ces claviers, Jo Zawinul. Il vient de sortir « When Planets Explode ».

[Contre Temps 2009] Rencontre Premieres avec Dorian Concept
Il est accompagné de Cid Rimon aux baguettes sur batterie électronique. Il est parfois indianisant et planant comme sur les soufflets d'un harmonium portatif, ou par sa vélocité la musique Japonaise de koto, puis trouve sur son MicroKorg la folie des « Toccata & Fugue » de Jean-Sébastien Bach jammant avec la distorsion sonore d'un Van Halen des claviers, mais aussi les bruits de la jungle naturels et d'autres plus aériens, incarnant sous ses doigts la canopée de sa structure et l'oiseau qui s'en envol à tire d'aile.

Le jeu de Dorian Concept est, me dit-t-on, très visuel, entre clusts, scratchs et bouton de Nintendo de son enfance sur la Drum'n'Bass de son batteur. C'est vrai que par moments on pense à Jo Zawinul dans les aigus, et par ce côté très improvisé, jouant acoustique sur des instruments électriques. Il est entre le naturel et le modifié, joue plus électrique qu'acoustique, venu non du piano mais de la Nintendo.

Soudain nous illumine un sample de voix Soul à la Gnarls Barkley sur les bonds mouvants de l'electro et la basse broken, les claviers qui semblent scratcher. Au moins s'amuse-t-il comme un petit fou avec une folie rare dans le Jazz actuel. Parfois il crée un monde aquatique par des aigus et des ralentis à la Edgar Froese sur les percussions rebondissantes de la batterie électronique.

Sur une sorte de dub, il déploie de grandes orgues aux échos cotonneux, évanescents, stellaires. Son univers bascule entre mouvements de planètes et d'étoiles dans le calme de l'univers sidéral et de soudaines explosions où elles explosent, s'entrechoquent, se confondent. Les gracieuses comédiennes du Festival Premières agrémentent le set de mouvements harmonieux, robotiques ou ailés selon le rythme.


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