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Madness :The Liberty Of Norton Folgate

Publié le 23 juin 2009 par Oreilles

Madness - The Liberty Of Norton Folgate (2009)

Madness, Madness… le genre de groupe auquel on associe forcément un tube ou deux. "One step beyond" et "Our house" pour ne pas tourner autour du pot. Pour le reste, la formation du label Two Tones avec Les Specials par exemple, il faut déjà plus se creuser la tête. Accoudé à jamais à ce renouveau du ska jamaïcain en Angleterre, le septette qui a au moins le mérite de revenir en formation d’origine tente donc un ultime retour après une reformation bâclée en 1992, un Wonderfull qui ne l'était pas tant que ça en 1999 et un album de reprises en 2005 sous le nom The Dangermen Sessions Vol 1. On attend d’ailleurs toujours le volume 2. Et si à première vue tout cela ne dit rien qui vaille, ce serait sous-estimer la joyeuse bande qui revient 30 ans tout pile après l'album One step beyond. Verdict ?
Eh bien il est vachement bien ce nouveau Madness ! Plus sérieusement, j’avais oublié à quel point le registre des seuls blancs de Two Tones est varié, et en fait carrément pop. Au trio traditionnel d’instruments s’ajoutent sans complexe violons, banjo, cuivres, claviers et surtout piano, qui occupe à mon sens les plus belles plages de ce disque. La production théâtrale et festive a même été confiée aux magiciens d’antan, Clive Langer et Alan Winstanley qui - sans supplément guitare - sont parvenus à recréer l’ambiance Londonienne. Parce que oui, je ne l’ai pas encore dit mais The Liberty Of Norton Folgate est une déclaration d’amour à Londres, et plus particulièrement au quartier Norton Folgate réservé aux artistes et aux connaisseurs fin 19ème.
Attention à ne pas se fier à l’intro folklorique, ni au départ du titre "We are London" qui débute sur des Nanana bien faciles, parce que pour le reste, les nombreuses compositions (15 !) de ce disque sont assez recherchées. J’en veux pour preuve le titre éponyme, placé en dernière position, soient 10 minutes de montagnes russes pop parfaitement orchestrées. Heureusement, avant d’en arriver là, d’autres très bons morceaux sortent du panier : le très sixties "Rainbows", tout en orgue, grosse caisse et chœurs, les nostalgiques "That close" et "Sugar and spice" emmenés au piano et à la voix par le caractéristique Graham "Suggs" McPherson.
Bien-sûr il y a le single "Forever young" qui tourne en boucle depuis des semaines, modèle de morceau pop romanesque. Lee Thompson au saxo s’en donne à cœur joie dans le refrain, tout comme Mark Bedford à la basse. Alors que "Dust devil" est une petite ballade reggae ska tranquille, "Clerkenwell polka" invite au folklore urbain. Roda Dakar des Specials y met même du sien sur la splendide "On the town". Et si d’autres titres sont bien plus anecdotiques, il y a suffisamment de force mélodique dans l’ensemble pour passer un excellent moment. Estival, forcément.
En bref : surprenants, les Madness reviennent 30 ans plus tard pour donner du bon temps et rendre hommage à Londres autour de titres finalement très pop, et surtout aux mélodies et arrangements intransigeants.
Le site officiel et le Myspace
"The Liberty Of Norton Folgate" agrémenté d’un clip amateur magnifique, fait d’images de films tournés à Londres :


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